Jay Mâ n°162
(Automne 2026)
(Télécharger la version PDF)

Extrait du livre 'Mère se Révèle'
(aux Editions Unicité)
572 pages sur les souvenirs de Mâ Anandamayî,
première période de Matri Lila (1896-1932)
compilée par Bhaiji (Jyotish Chandra Roy)- Préface de Jacques Vigne

Toute personne appelant Dieu, de n'importe quelle contrée, dans n'importe quelle langue, et de tout âge — Souvenez-vous en, leurs cris atteignent ce cœur, comme les vagues de l'océan se brisant sur le rivage.
Śrī Śrī Mā Ānandamayi
(‘Ce Corps’… expression qu’utilisait Mâ pour se désigner elle-même...)
(Kheyal : ‘intuition’ ou manifestation spontanée de la volonté divine)
(Note : Dans le texte ci-dessous, le traducteur a employé le ‘Je’ avec une majuscule, mais en réalité Mâ ne l’aurait pas ‘divinisé’ ainsi, bien au contraire, car ‘Ce Corps’ était pour ne pas ajouter d’ego et même pour le diminuer. Normalement il devrait y avoir un ‘je’ avec une minuscule. En bengali, hindi et sanskrit la majuscule n’existe pas, par contre en anglais il s’agit du ‘I’ qui s’écrit donc toujours en majuscule ce qui fait qu’on ne peut pas séparer le ‘Je divin’ du ‘je humain’ par une majuscule, puisque le ‘I’ s’écrit toujours ainsi même pour un ‘je’ ordinaire).
La Dīkshā de Mā Quelques mois après son arrivée à Bajitpur, alors qu’Elle était assise sur la rive nord de l’étang, ce Corps eut un kheyāl qui amena certaines questions : Comment un être humain cherche-t-il Dieu ? Comment Le réalise-t-on ? Il fallait que J’interprète le jeu de la sādhanā 1. Un autre jour, une pensée Me vint : qu’est-ce que la « dīkshā » et comment se réalise-t-elle ? En conséquence, la signification de dīkshā (initiation) et le processus par lequel elle se produit furent distinctement manifestés à l’intérieur.
1 Effort austère/pratique spirituelle dans le but de se préparer à la réalisation du Soi.
En réponse à des questions concernant l’initiation, Mā disait : « Tout ce qui se présente... ».
La mère d’Ashu (la belle-sœur de Bholanath) avait reçu une lettre de son gurudev lorsque ce Corps était très jeune. Cette lettre avait été conservée en sécurité. Après avoir noté l’adresse, Bholānāth lui écrivit en lui demandant de nous rendre visite. Ne recevant aucune réponse, il envoya ensuite une lettre à la mère d’Ashu demandant l’adresse mise à jour, mais il n’y eut pas de réponse non plus. Pendant ce temps, le kheyāl concernant la dīkshā commença à se manifester au sein de ce Corps comme une sorte de līlā (jeu divin). Dès lors que pour Elle chaque pensée se révèle dans toute sa plénitude, cette pensée s’étendit pour révéler que quand le désir de la dīkshā est intense, le Seigneur Lui-même se manifeste sous la forme de la dīkshā. Tout comme la graine est une partie intrinsèque de l’arbre et l’arbre est inhérent à la graine, de même la graine est une preuve de l’arbre et l’arbre de la graine — une révélation naturelle.
Quelques jours plus tôt, en observant divers kriyās se manifester à travers ce Corps, Bholānāth avait exprimé son inquiétude : « Tu n’as pas encore été initiée. Je ne comprends pas ce qui T’arrive. Nous sommes des Shivaïtes 2 et des Shāktas 3, et pourtant Tu récites le nom de Hari et subis tous ces états mystiques. Tu peux au minimum réciter les noms des Déités adorées selon la tradition de notre famille ! ». J’acceptai, et après avoir décidé du nom « Jai Shiva Shankara Bom Bom Hara Hara », demandai la permission de Bholānāth de le réciter, ce à quoi il consentit.
2 Les adeptes de Shiva.
3 Adorateur de l’Énergie divine — Shakti — l’aspect dynamique de l’Être Suprême, une de Ses formes étant Kālī.
La lampe brûlait dans la pièce, et il était environ dix ou onze heures du soir. Je remarquai que les kriyās yoguiques qui s’étaient manifestés plus tôt lors de Ma récitation de Harinām non seulement continuaient dans la même veine lors de la récitation du nām de Shiva, mais augmentaient aussi en évoluant vers des activités toujours plus nouvelles. Ce Corps s’assit de manière stable face au nord-est 4 en formant une āsana particulière. Alors qu’Elle nettoyait le sol par un geste symbolique, un yagna-mandal 5 prit forme automatiquement — bien qu’Elle n’eût jamais vu une telle chose se faire auparavant.
Alors qu’Elle était toujours assise dans l’āsana particulière, le haut de Son Corps se replia vers l’avant, s’allongeant mollement sur le sol devant Elle. Puis elle se tourna face à l’est. En même temps que le changement du rythme de la respiration, ce Corps fut imprégné d’un ineffable délice divin. Une vibration s’éleva à l’intérieur, sous le nombril, sous la forme d’un mantra — « bīj » (son mystique) — et voyagea vers le haut.
La pūjā correspondante eut lieu au moment opportun 6, ainsi que les āsanas appropriées. Par exemple, la main se déplaça vers le milieu du mandap ou du mandal et traça des lettres yāntrik particulières (diagramme mystique). Puis les divers aspects du culte : l’apparition du feu, les matériaux pour le yagna 7, les rites et oblations védiques, les mantras — tout cela se manifestait par soi-même, et le Corps accomplissait tous les rites comme et quand cela était nécessaire. Puis, une fois de plus, le Corps s’immobilisa et, en Son intérieur, l’akshar ou bīj (la syllabe mystique) se mit à résonner, s’élevant d’abord indistinctement avec la respiration et vibrant à l’intérieur depuis le dessous du nombril.
4 Le coin sacré connu sous la dénomination d’Ishan(a) kon(a).
5 Tracé sur une surface unie sur laquelle des morceaux de bois spécifiques sont placés et le feu allumé pour le yagna(le rituel du feu sacré qui fait partie de la cérémonie d’initiation).
6 Moment astrologique précis.
7 Oblation offerte à la Déité dans le feu sacrificiel, tout en récitant un mantra
Alors que l’indistinction faisait place à la clarté du son 8, les yeux de ce Corps se fermèrent temporairement. Après une série de kriyās compliqués de la bouche et de la langue, cette résonance, remontant du nombril à travers toutes les parties du corps avec une vigueur croissante, s’énonça finalement d’une voix forte et claire par la bouche.
Puis le mantra fut inscrit dans le sthandila 9 et l’oblation fut complétée par le mantra lui-même. Ce fut la révélation d’un aspect spécial du Shatchakra-bhed 10 tel que les écritures yoguiques le mentionnent.
À moins que l’on parvienne à surmonter l’inertie extérieure et intérieure (jadatā), le rythme du nām, l’énonciation du « bīj mantra », le souvenir ou la méditation sur le Suprême ne peuvent s’écouler de manière correcte.
8 Ceci est classé comme "pashyantī vāk" (son subtil) survenant dans le corps astral à l’unisson avec le corps grossier.Selon les écritures yoguiques, il existe quatre stades de son : parā (indistinct) sous le nombril, pashyantī (nombril), madhyamā (au niveau du cœur) et vaikharī (son qui sort de la bouche).
9 Récipient destiné à contenir le feu pour le yagna.
10 La pénétration des six chakras mystiques à l’intérieur du corps subtil correspondant aux mantras et Déités spécifiques du bīj.
Une fois l’oblation achevée, un frisson de joie ineffable parcourut le Corps. Entrant dans un royaume de félicité suprême, le Corps devint immobile. Une question surgit de l’intérieur : « Qu’était-ce que le bīj ? ».
En réponse, sa signification, ses caractéristiques, ses bhāvs tangibles et intangibles (humeurs divines) apparurent de l’intérieur, se manifestant par ordre séquentiel sous toutes les formes à l’intérieur de ce Corps, ainsi que sous la forme de sons dans Mes oreilles.
En m’asseyant, Je constatai que le pouce s’approchait des articulations des doigts et, après avoir plané, il atteint le bon endroit pour pratiquer le japa, et le mantra commença à se réciter — le japa avait commencé. Ce fut la première fois cette nuit-là que le mantra, le japa, la pūjā et le yagna se manifestèrent tous dans ce Corps.
Le lendemain matin, on pouvait encore ressentir des vibrations dans les veines et les nerfs, même dans la zone de l’estomac. Cependant, elles s’estompèrent progressivement avec les activités de la journée.
La nuit précédente, Bholānāth s’était endormi après avoir observé deux ou trois kriyās yoguiques de ce Corps.
Au matin, il Me demanda : « Que faisais-tu hier soir ? ». En réponse, Je lui dis : « Ne Me pose pas de questions à ce sujet. Jusqu’à présent, Je ne t’ai rien caché. Cependant, aujourd’hui, il n’y a aucune envie intérieure de t’en parler.
Que puis-Je faire ? Si tu veux quand même savoir, laisse-Moi voir s’il existe des mots pour exprimer cette expérience. Mais si Je le fais, il n’y a aucune garantie au sujet de ce qui pourrait arriver à ce Corps ».
Bholānāth s’exclama : « Même moi, on ne peut me le dire ! » Il resta profondément absorbé dans ses pensées pendant un certain temps. Puis, pensant sans doute qu’il serait néfaste pour Moi de divulguer ces sujets, il dit : « Très bien ! Tu n’as pas besoin de dire quoi que ce soit ».
Plus tard dans la matinée, Je m’assis toute seule pendant un moment. L’avant-midi, après que toute la maisonnée eut terminé son repas, Je me baignai et Je m’assis sans prendre de nourriture ni de boisson, à la manière d’un initié qui se prépare pour le sandhyā 11. C’était la première fois que je faisais cela durant la journée.
11 Prières et rituels spécifiques effectués par l’hindou initié aux « points de jonction » (sandhis) de l’aube (matin), demidi et du coucher du soleil (soir).
Pendant un moment, Je m’assis en silence ; puis, au moment où Je débutai le japa, Je constatai que Ma main se retirait. Le mental vacant, J’étais assise, consciente que les rituels de prière devaient être accomplis.
Après un bon bout de temps, Je me rendis compte que les sons de tapotement dont J’avais fait l’expérience la nuit précédente le long de Ma colonne vertébrale, en un point situé légèrement sous la taille, étaient réapparus en même temps que les activités respiratoires modifiées. Le Corps s’installa alors dans une āsana particulière. Puis divers kriyās yoguiques se mirent à apparaître.
En aspergeant de l’eau à gauche de l’āsana, Je préparai la zone pour la pūjā, puis Je me lavai les deux mains dans un récipient. Les fleurs furent cueillies, la pâte de santal broyée, le naivedya (offrande de nourriture) disposé, le bâton d’encens et la lampe allumés, tandis que pendant tout ce temps, J’étais assise immobile dans la position de siddhāsana.
Tout ce qui était requis pour la pūjā se manifestait à partir de l’intérieur de ce Corps et était révélé à l’Ātmā (le Soi). Enfin, restant dans cette position, Mes mains se mirent à tourner, touchant d’abord la tête, puis chaque partie du Corps, pour finalement tomber sur le sol de manière à former un asan. Assis sur Mes mains retournées, le haut du corps tomba en avant, la tête reposant sur le sol. Ce Corps n’avait jamais vu personne faire une telle āsana auparavant.
J’étais assise bien droite et immobile, les mantras se prononçaient d’eux-mêmes et les kriyās comme l’āchman, le jalashuddhi 12, le sūrya-pranām 13, qui font partie du sandhyā, s’exécutaient tous un par un.
Puis, avec le sentiment que tous les Dieux et Déesses étaient en Moi, les mains se déplacèrent sur le Corps, effectuant la pūjā 14 aux différentes Déités en adoptant divers mudrās 15 à certains points focaux du Corps 16.
De l’encens, une lampe allumée et du naivedya furent également offerts. Parfois, après s’être assis dans la même position pendant un long moment, le haut du corps tombait en avant, la tête reposant sur le sol. Parfois, le Corps se tenait absolument immobile, comme figé, et un flux ininterrompu de mantras et de stotras (hymnes) sortait alors des lèvres.
12 Purification de l’eau par la récitation d’un mantra.
13 Salutation au Dieu Soleil.
14 Mode de culte rituel tāntrique.
15 Gestes spéciaux des mains.
16 Prononciation de différents mantras connus sous le nom de nyasa.
Lorsque la pūjā fut terminée, ce Corps porta avec précaution une Déité venue de l’intérieur, sur Ses paumes jointes et tournées vers le haut, depuis le brahmatālu (chakra couronne à Sa tête) jusqu’à Sa poitrine, puis l’amena sur le sol devant Elle, la plaçant sur un asan — qui se manifesta également de lui-même.
Elle se mit ensuite à faire la pūjā. Par la suite, la Déité fut soulevée de la même manière, avec le plus grand soin, de l’asan et ramenée au chakra couronne de la tête, après quoi elle se fondit à nouveau dans le Soi. Les mains touchaient ensuite une à une toutes les différentes parties du corps. (A suivre)...
Voici le LIEN du livre
‘Paroles de Mâ classées par thèmes’ qui a ouvert nos ‘JAY MA’ précédemment, pendant des années : (Editions Unicité) – Préface de Jacques Vigne :
http://www.editions-unicite.fr/auteurs/ANANDAMAYI-Ma/paroles-de-maanandamayi/index.php
Et le LIEN du livre actuel ‘Mère se révèle’ (Editions Unicité) compilé par Bhaiji :
http://www.editions-unicite.fr/auteurs/BHAIJI/mere-se-revele/index.php
Vous pourrez ainsi les commander directement à l’éditeur
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
‘La Présence dans l’absence’
Par Jacqueline Bolsée-Players
« Rien n’est plus bénéfique, pour gagner l’immortalité, que de toujours garder l’esprit tourné vers Dieu.
Et pour prendre le chemin de l’immortalité, l’être humain doit se mettre en quête de la vérité. »
Mâ Anandamayî
Sous le soleil de Provence deux enfants allongés à l’ombre d’un olivier, observent un animal au maintien sculptural : Une mante dont l’attitude ne trahit pas la dignité due à son nom. Née religieuse en prière, elle reste attachée à sa Vérité Première, liée à sa Nature Fondamentale. « Que l’homme ose être divin puisque Dieu a osé être humain », songe-telle en accord avec Râmatîrtha. Pas de séparation chez elle. Cohérente dès l’origine du monde, elle Est-ce qu’elle Est de la tête aux pieds. Sa position génétique lui suffit. Pas d’égo, aucun dualisme à la Source. L’Unicité ne peut qu’être sans un second. Aucun conflit théologique non plus, ni querelle philosophique, l’entente est cordiale. Les positions initiales sont « Unes », Immanence et Transcendance se confondent.
Oui, ainsi va cette lignée au maintien emblématique, symbole du Très Haut : « Je suis celui qui suis : L’Unique ».
Après mûre réflexion le petit frère à la fois étonné et impressionné par le sérieux de la mante si recueillie, figée en son Mystère Religieux auréolé d’un Grand Silence, le petit frère, disions-nous, emprunte pour rassurer son aîné, l’esprit d’Einstein : *« Elle réfléchit ».
Vu le quotient intellectuel de Mademoiselle, les idées ne peuvent voler Haut, d’autant plus qu’une colonie de fourmis affamées, découvrant un orifice propice à l’exploration intérieure, en profite pour se servir copieusement. De neurones il n’y en a plus, de matière grise, donc, non plus !
L’insecte en prière perpétuelle, ne laisse sous le Soleil de Provence que l’illusion, maya. Une fine pellicule diaphane soutient l’Ame Immortelle, Lumière Pure prisonnière du souvenir d’un songe.
« Le Grand Vide (Mahâshûnya), dit Mâ Anandamayî, n’est autre que Sa manifestation.
Grand Vide n’est pas synonyme de néant. Ce qui est, ce qui n’est pas. Négation du néant. Négation du tout. Tout obtenir en commençant par tout perdre-rien moins que cela. »
*Citation inspirée par l’œuvre de Marcel Pagnol.
Jacqueline Bolsée Pleyers
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

"L'amour dit : 'Je suis tout.'
La sagesse dit : 'Je ne suis rien.'
Entre les deux, ma vie s’écoule.
Je peux être à la fois sujet et objet de l'expérience — je suis les deux, ni l'un ni l'autre, et au-delà des deux."
Nisargadatta Maharaj
"Sous le ciel, tous peuvent voir la beauté comme beauté, seulement parce qu'il y a la laideur.
Tous peuvent connaître le bien comme bien, seulement parce qu'il y a le mal.
L'être et le non-être se produisent l'un l'autre. Le difficile naît du facile. Ainsi le sage vit ouvertement avec la dualité apparente et l'unité paradoxale." Lao Tzu
Cela évoque une pensée de maître Eckhart :
« L'œil par lequel je vois Dieu est le même œil par lequel Dieu me voit ; mon œil et l'œil de Dieu sont un seul œil, un seul voir, un seul connaître, un seul amour."
(Extrait de l’Association ‘Eveil Conscience’ - ass.eveil.conscience@gmail.com)
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Quelques-uns des
30 conseils
que je donne à mon cœur...
Longchenpa
(Commentés par Jacques Vigne dans ses enseignements par Zoom)
Par attachement à la nourriture et à la richesse, nous nous laissons emporter par les démons de l'esprit.
Dompter son propre esprit", tel est le conseil que je donne à mon cœur.
En terme moderne, chercher à dompter les démons des autres, c’est peut-être songer à devenir thérapeute. Cependant, le maître nous invite à dompter le démon principal, qui est notre propre esprit.
Enseigner le Dharma aux autres par désir de grandeur et entretenir une foule de fidèles importants ou humbles par des méthodes habiles.
Un esprit impliqué dans cela est source d'orgueil.
Avoir peu d'aspirations" est le conseil que je donne à mon cœur.
Savoir réduire ses aspirations. De plus, comme le disait Swami Vijayânanda, si on pratique avec orgueil, le fruit-même de sa pratique est perdu.
Avoir des subordonnés, des richesses, un ensemble de fidèles, une bonne fortune et une renommée qui se répand dans le monde entier...
Au moment de la mort, tout cela n'est d'aucune utilité.
Mon conseil le plus cher que je donne à mon cœur est d'être assidu dans sa pratique.
Suivre la continuité dans sa pratique, c’est comme le fil de la vie. L’interrompre, c’est déjà mourir un peu.
Porter tout ce que nous pensons nécessaire dans sa grotte : statues, offrandes, textes, ustensiles de cuisine et autres, tous rassemblés à la hâte, conduit à la souffrance et à la dispute.
Le conseil que je donne à mon cœur, c'est d'être économe.
Ne pas s’encombrer surtout quand on est ermite. Histoire de Milarépa qui a laissé rouler son bol en bois sur la forte pente en face de sa grotte : Il s’est cassé, et il a eu un pincement de frustration. Il en a fait un chant, en se critiquant lui-même pour son attachement.
En ces temps de dégénérescence, même si l'on souhaite que ce soit profitable, le fait de signaler des fautes à des fidèles coléreux engendre des états d'esprit négatifs. Parler en paix est le conseil que je donne à mon cœur.
Quand nous donnons des conseils avec le désir qu’ils soient profitables et sans intérêt personnel, ou celui de souligner avec amour les défauts cachés de quelqu'un, nous pouvons être honnêtes, mais cela crée quand même des perturbations affectives Parler agréablement est le conseil que je donne à mon cœur.
Lorsque nous soutenons notre propre camp et réfutons l'autre, nous pourrions penser que c'est la façon de propager les enseignements au cours de débats, mais au lieu de cela, nous donnons lieu à des états d'esprit négatifs.
Cesser de parler est le conseil que je donne à mon cœur.
Parler juste pour avoir raison est une forme d’ego, et cela entraîne donc des états d’esprit négatifs. Longchenpa n’a pas d’ego d’enseignant, il ne parle pas directement aux autres, il donne juste des conseils à son propre cœur. On dit qu’un véritable maître, c’est celui qui oublie qu’il est maître.
En faisant preuve de partialité à l'égard de notre lama, de notre lignée et de notre pratique, nous pensons les défendre. Mais louer notre propre camp tout en dénigrant les autres est la source de l'attachement et de l'aversion. Mon conseil le plus cher est de renoncer à tout cela.
Pas de bigoterie, sinon, cela devient compliqué. Même le Dalaï-lama reconnaît de temps en temps que la dévotion au maître peut être excessive dans le bouddhisme tibétain et favoriser l’esprit de chapelle.
Après avoir différencié et examiné les enseignements que nous avons étudiés, nous trouvons des défauts dans les enseignements des autres et pouvons croire qu'il s'agit de sagesse. Mais c'est ainsi que nous accumulons des actes négatifs. S'entraîner dans la pureté de vue, tel est le conseil de mon cœur.
L’essentiel n’est pas de gagner dans des discussions avec les autres, mais que notre propre vue soit juste. Le Dalaï-lama explique la différence qu’il a ressentie : jeune moine à Lhassa, il n’entendait parler des autres doctrines hindoues, jaïnes ou théravada, que pour les réfuter. Mais il a constaté que quand il est arrivé en exil en Inde et qu’il a rencontré directement des grands sages de ces écoles, il a été impressionné par leur authenticité.
En parlant de vide absolu et en ignorant les causes et les effets, en pensant que le nonagir est l'ultime, nous abandonnons les deux types d'accumulation, ce qui conduit à la détérioration de notre pratique.
Pratiquer l'unification des deux, tel est le conseil de mon cœur.
Comme le disait Ramakrishna « Un vrai sage est comme un bon danseur : il ne fait jamais de faux pas ! »
Avis de Dondrul Rimpoché, le directeur de la maison du Tibet à Delhi : la vraie perception de la vacuité amène à une conscience aiguë de la loi des causes et effets, du karma, et pas à sa dissolution. Pratiquer la voie de la libération est le conseil que je donne à mon cœur.
Accorder des pouvoirs à des personnes inappropriées et distribuer des substances sacrées à des gens ordinaires est la base de la calomnie et de la détérioration du samaya. Commencer de la bonne manière est le conseil que je donne de tout cœur (A suivre)...
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
‘Dix centimètres de grâce’
De Guillaume Kremmel
Lettre d’information du 29 Juin 2026
Un arbre est tombé dans la tempête...
La nuit de samedi à dimanche, un orage a traversé Genval. Je dormais. Dimanche matin, en écartant les rideaux, j’ai vu mon acacia — cet arbre que j’aimais sans vraiment le dire, que je regardais filtrer la lumière chaque matin avec la désinvolture qu’on réserve aux permanences supposées — couché dans l’herbe. Il avait emporté ma haie, écrasé mes rosiers, mis à genoux une partie entière du jardin que je cultivais. Et il s’était arrêté à quelques centimètres des vitres de l’atelier de mon épouse.
L’atelier était intact. Les vitres, intactes.
Je suis resté là, dans la lumière de ce dimanche qui venait de changer de forme. Et j’ai senti — avant même d’en formuler la pensée — deux choses en même temps. La perte. Et la grâce.
Il y avait dans cette lumière du dimanche matin une clarté particulière — la clarté des choses qui viennent de changer et qui attendent qu’on les regarde en face.
Qohélet l’avait compris il y a trois mille ans, et il ne s’en était pas consolé. « Il y a un temps pour tout, un temps pour chaque chose sous le ciel : un temps pour planter, et un temps pour arracher ce qui a été planté. » Ce n’est pas une promesse de renouveau — c’est une observation sur la structure même du réel. Les choses arrivent. Les choses partent. Les arbres poussent pendant des décennies et tombent en une nuit. Et si tu n’as pas vraiment regardé l’arbre pousser, tu n’auras que le souvenir de l’arbre tombé.
Au Japon, il existe un concept que je n’arrive pas à traduire sans l’abîmer : mono no aware — littéralement « la pathos des choses », mais en réalité quelque chose de beaucoup plus subtil. C’est la conscience douce-amère de ce qui passe, et sa capacité à rendre les choses plus belles précisément parce qu’elles ne durent pas. Chaque printemps, des millions de Japonais célèbrent les fleurs de cerisier — le hanami — non malgré le fait qu’elles ne tiennent que deux semaines, mais pour ça. La beauté du sakura n’existe que parce qu’il est éphémère. Un cerisier qui ne perdrait jamais ses fleurs ne serait qu’un arbre ordinaire. C’est la chute qui fait la beauté.
Mon acacia était là depuis longtemps. Je le regardais sans le voir, avec la désinvolture tranquille qu’on réserve aux choses dont on croit, inconsciemment, qu’elles seront toujours là. C’est le piège des permanences supposées — elles endorment la gratitude. Elles nous volent le présent en douceur, sans qu’on s’en rende compte, jusqu’au dimanche matin où on écarte les rideaux.
Et puis il y a l’autre vérité — celle que j’ai vue en regardant les vitres intactes de l’atelier de mon épouse. L’arbre est tombé. Il a écrasé ce qu’il a écrasé. Et il s’est arrêté là. Pas par hasard — je ne crois pas au hasard. Je crois à ce que les constellations familiales nomment l’Ordre du Grand Amour : une intelligence plus profonde que nos peurs, qui n’empêche pas la tempête mais qui ordonne la chute. Qui laisse l’arbre tomber assez loin pour que ce qui compte reste debout.
Nous ne sommes pas préservés de tout. Nous sommes gardés. La distance entre ces deux vérités est immense — et c’est dans cet espace que l’on apprend à vivre avec confiance.

Quand la mort devient conseillère
Dans Voyage à Ixtlan, Carlos Castaneda rapporte cet enseignement de Don Juan qui ne m’a jamais quitté : « La mort est le seul conseiller sage que nous ayons. Chaque fois que tu sens que tout va de travers, tourne-toi vers ta mort et demande-lui si c’est vrai. Ta mort te répondra que tu te trompes. Elle te dira : ‘Je ne t’ai pas encore touché.’ »
Ce n’est pas une invitation à la morbidité — c’est une thérapie du réel. Mon acacia ne s’est pas levé ce matin. Et moi, combien de matins ai-je passé à regarder par cette fenêtre sans vraiment le voir ? Combien de fois ai-je différé la gratitude, la conversation importante, le geste d’amour, en croyant qu’il y aurait un autre moment pour ça ?
Les neuroscientifiques qui étudient le default mode network ont mis en lumière quelque chose de vertigineux : nous passons en moyenne 47 % de notre temps éveillé à penser à autre chose qu’à ce que nous vivons. Ni ici, ni maintenant. Dans le passé qu’on rumine ou dans le futur qu’on anticipe — presque la moitié d’une vie, vécue dans l’abstraction. (Killingsworth & Gilbert, Science, 2010.)
Ce que tu peux faire cette semaine : avant de regarder ton téléphone le matin, offre trente secondes à quelque chose que tu aimes. Une plante. La lumière qui change. Le visage de quelqu’un qui dort encore. Trente secondes d’attention entière — non pas comme une pratique spirituelle, mais comme un acte de respect envers ce qui pourrait ne plus être là demain. Si on accumule assez de matins comme ça, c’est le ton d’une vie tout entière qui change.
Alors oui, ici je parle d'un arbre, mais tu l'auras compris, c'est aussi et surtout un support, une image, pour te parler de celles et ceux que nous aimons, de notre vie, du temps qui passe. Vivons aujourd'hui, car demain ne nous est pas garanti.
Guillaume KREMMEL
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Ce qu’AUCUN feu ne peut brûler

Se libérer - alléger sa vie, dénouer ce qui pèse, faire la paix avec ce qu’on porte — ce n’est pas un luxe de développement personnel. C’est reconquérir l’espace intérieur. Délester le corps et le cœur de ce qui les alourdit, pour qu’ils redeviennent disponibles à la vie.
Le feu de Gironde ne demande rien de moins que cela. Il ne t’invite pas à avoir peur de perdre. Il t’invite à vivre assez pleinement, dès maintenant, pour que le jour où tout pourrait s’en aller, tu puisses te dire : au moins, j’ai aimé. Au moins, j’ai été là. Au moins, j’ai laissé, derrière moi et dans le cœur de ceux que j’aime, quelques souvenirs qu’aucune flamme ne pourra jamais reprendre.
(Court extrait de la Lettre d'informations du 27 juillet 2026 de Guillaume Kremmel)
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Encouragements quotidiens
L’épanouissement et la satisfaction dans la vie sont vécus quand on a surmonté diverses épreuves et l’adversité. Quel que soit votre âge, votre esprit s’étiolera si vous ne continuez pas à lutter. Il s’agit de rechercher et de relever les défis, dans l’intérêt de votre propre bonheur et de votre épanouissement. Vous devez créer une magnifique histoire d’efforts incessants.
(Une sélection de citations des ouvrages publiés de Daisaku Ikeda sur l’inspiration pour la vie quotidienne).
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
L’Eloge de la mue de la cigale
Extraits du texte écrit et lu par Jean PELISSIER Lettre N° 107
Depuis quelques temps, la chaleur s'est véritablement installée. Le soleil semble suspendre le temps. Les journées s'étirent, les cigales emplissent l'air de leur chant, et beaucoup d'entre nous aspirent simplement à ralentir, à chercher un peu d'ombre et de fraîcheur. Et pourtant…
Au cœur de cette chaleur estivale, une merveille passe presque toujours inaperçue.
Accrochée à l'écorce d'un pin, d'un cyprès ou d'un olivier, une petite enveloppe translucide demeure immobile.
Beaucoup la prennent pour un insecte mort.
En réalité, c'est tout le contraire.
C'est le témoignage d'une naissance.
Avant de s'envoler, la cigale a dû abandonner son ancienne peau. Elle ne l'a ni combattue, ni regrettée. Elle l'a simplement quittée parce qu'elle était devenue trop étroite pour permettre à une vie nouvelle de s'exprimer.
Cette image m'a toujours profondément touché.
Car notre existence ressemble parfois à cette métamorphose.
Au fil des années, nous accumulons des habitudes, des certitudes, des peurs, parfois même des blessures, au point de croire qu'elles nous définissent. Pourtant, elles ne sont peut-être qu'une enveloppe devenue trop étroite.
L'été, avec sa lumière et sa chaleur, est peut-être aussi une invitation à nous alléger.
À prendre un peu de recul.
À respirer plus profondément.
Et à nous demander, en toute simplicité, quelle est cette « mue » que la vie nous invite aujourd'hui à laisser derrière nous.
C'est cette réflexion que je vous propose de partager dans ce nouvel Éloge de la mue.
À travers l'observation d'un phénomène que nous côtoyons chaque été sans vraiment le voir, le taoïsme et la médecine traditionnelle chinoise nous rappellent que toute croissance demande parfois un abandon, et que la véritable transformation ne consiste pas à devenir quelqu'un d'autre, mais à révéler ce qui était déjà présent en nous.
Depuis plusieurs années, une jeune cigale vivait sous terre, invisible, silencieuse, à l'abri des regards. Elle se nourrissait lentement de la sève des racines. Personne ne parlait d'elle. Personne ne l'admirait. Le monde ignorait jusqu'à son existence. Et pourtant, chaque jour, quelque chose grandissait, quelque chose mûrissait, comme tant de choses essentielles dans la vie. Car tout ce qui compte ne fait pas de bruit.
Puis, un soir d'été, lorsque la chaleur de la terre rejoint celle du ciel, elle quitte son monde souterrain. Alors commence l'un des plus beaux spectacles que la nature puisse offrir. La vieille enveloppe se fend très lentement. La cigale s'envole.
Et sur le tronc demeure cette étrange présence : une enveloppe vide, parfaitement intacte, comme si rien ne s'était passé.
Je trouve cela bouleversant.
En médecine traditionnelle chinoise, cette enveloppe abandonnée porte un nom : Chán Tuì, la mue de cigale. Les anciens médecins l'ont utilisée pendant des siècles, non parce qu'elle était rare, mais parce qu'ils avaient compris ce qu'elle racontait. Ils voyaient dans cette peau abandonnée le symbole d'une libération.
On ne devient pas plus vivant en accumulant toujours davantage. Il arrive un moment où la vie nous demande l'inverse : déposer, quitter, laisser derrière nous ce qui nous empêchait de grandir.
La cigale ne lutte pas contre son ancienne peau. Elle ne cherche pas à la réparer. Elle ne s'y attache pas. Elle ne la regrette pas. Elle la quitte simplement parce qu'elle est devenue trop étroite.
Je me demande parfois si notre existence ne ressemble pas à cette métamorphose. Nous passons des années à construire notre personnalité, nos habitudes, nos certitudes, nos peurs, nos blessures. Nous finissons même par croire que tout cela constitue notre identité. Pourtant, peut-être ne s'agit-il que d'une enveloppe provisoire.
Le taoïsme nous enseigne que toute la nature est mouvement. Tout change. Tout se transforme. Rien ne demeure figé. Vouloir retenir ce qui doit évoluer est souvent la source de nos souffrances.
La rivière ne souffre pas de quitter la montagne. L'automne ne regrette pas l'été. L'arbre ne s'accroche pas à ses feuilles. Et la cigale ne conserve pas sa mue. Elle avance, simplement, naturellement, sans résistance.
En contemplant cette enveloppe transparente, une autre pensée m'habite. Peut-être est-elle le miroir de notre propre destinée.
Un jour viendra où notre souffle s'apaisera. Notre corps demeurera encore quelques temps auprès de ceux qui nous aiment. Rien, en apparence, n'aura changé. Et pourtant, l'essentiel ne sera plus là. Comme la mue accrochée au tronc d'un pin, le corps sera devenu le témoignage silencieux d'une vie qui l'a habité.
Je trouve cette image infiniment paisible. Elle ne parle pas de fin. Elle parle de transformation.
La nature ne connaît pas les ruptures. Elle ne connaît que les passages. La graine devient arbre. La fleur devient fruit. Le fruit devient graine. Le jour devient nuit. L'hiver prépare déjà le printemps.
Pourquoi en serait-il autrement pour nous ?
Je ne prétends apporter aucune réponse. Le mystère demeure. Et il doit demeurer. Car certaines vérités ne sont pas faites pour être expliquées. Elles sont faites pour être contemplées.
La petite mue de cigale, suspendue à l'écorce d'un arbre, nous enseigne peut-être davantage que de longs discours. Elle nous rappelle que toute croissance demande un abandon, qu'aucune renaissance n'est possible sans quitter une ancienne forme, et que l'évolution véritable ne consiste pas à devenir quelqu'un d'autre, mais à révéler ce qui était déjà présent en nous.
Alors, la prochaine fois que vous entendrez le chant d'une cigale, prenez quelques instants pour la regarder.
Vous n'observez peut-être pas seulement une mue. Vous contemplez une leçon de vie, une leçon de patience, une leçon de confiance, une leçon de liberté. Et peut-être aussi un discret rappel que, dans le grand mouvement du vivant, rien ne se perd vraiment. Tout se transforme. Et c'est sans doute là, depuis toujours, l'un des plus beaux secrets de la nature.
LIEN POUR ACCEDER A LA VIDEO DE CET ELOGE

ॐ म ॐ म ॐ म ॐ म ॐ म ॐ म ॐ म
Nouvelles

Jacques VIGNE : toujours en pleine activité pour sa ‘Tournée 2026’ en Europe et en Inde, en ‘présentiel’. Il est rentré du Népal et d’un séjour à Katmandou, après une retraite dans un monastère et un trekking sous la tente...
Jacques a également rencontré Matthieu Ricard qui a accepté de faire la préface de son prochain livre : ‘Les métaphores du Bouddha commentées pour notre époque’ qui sortira en Janvier 2027, publié par Marc de Smedt pour les Editions Le Relié.
De partout où il se trouve, Jacques Vigne continue à enseigner en tant qu’expert en méditation dans ses visio-conférences Zoom, dont vous avez tous les détails dans ses programmes sur ses deux sites : le site ‘historique’ www.jacquesvigne.com et le nouveau site www.jacquesvigne.org. En récapitulation nous y trouvons : ses ‘week-ends’ de méditations guidées sur Zoom, son ‘duo littéraire’ un mercredi par mois avec son éditeur Libanais Lwiis SALIBA, puis ses interventions des dimanches à 18h sur Instagram.
Jacques Vigne a assuré les sessions Zoom et Instagram, souvent en direct de ses propres stages. Il interviendra aussi comme enseignant de méditation durant des voyages de groupes en Inde auxquels les gens peuvent s’inscrire. Voir les programmes détaillés de ces voyages sur ses sites internet.
Visio-Conférences ZOOM de Jacques Vigne
ATTENTION :
Nouveau Lien direct depuis Juin 2025 :
Jacques Vigne is inviting you to a scheduled Zoom meeting. Join Zoom
Meeting
https://us02web.zoom.us/j/3050782130?omn=82223753892
ID de réunion : 305 078 2130 (reste inchangé, si besoin)
Nouveau Code secret (ou mot de passe) : 787937
La participation par visio-conférence ZOOM est ouverte à tous sans inscription préalable Voir les conditions sur les 2 sites : www.jacquesvigne.org et www.jacquesvigne.com pour les dons et donations concernant l’Enseignement et les Œuvres Sociales de Jacques Vigne.
Voir le programme détaillé sur ses deux sites
Si vous souhaitez être tenus au courant en en temps réel des nouveaux programmes du Dr Jacques Vigne et recevoir de temps en temps des textes ou articles qu’il vient d’écrire, n’hésitez pas à vous inscrire automatiquement en envoyant simplement un mail à : jvigne.liste@gmail.com


3 livres sur la spiritualité de l’Inde : sur Mâ Anandamayî, Swami Vijayânanda et Jacques Vigne
Voyage Intérieur aux sources de la joie (souvenirs de l’Inde) (Récits, voyages, humour, et poèmes) Préface de Jacques Vigne – Editions du Petit Véhicule - Nantes (2015)
‘Du cinéma… à la Spiritualité’ (Les chemins sont passés par Rome…et par Jacques Vigne) Préface de Jacques Vigne – Editions du Petit Véhicule – Nantes (Mars 2022) editions.petit.vehicule@gmail.com – 02 40 52 14 94
‘Jacques Vigne, une vie de passeur…entre l’Orient et l’Occident’ (Clin d’œil sur sa vie, ses motivations, son enseignement…témoignages et bibliographie)
Préface de Marc de Smedt – Editions Ovadia (Nice) (Novembre2022) http://www.leseditionsovadia.com/collections/824-jacques-vigne.html - Cliquer sur "commander" pour accéder à :
Marc de Smedt qui est l’éditeur de Jacques Vigne depuis presque 40 ans a fait la préface de ce livre, lequel est sorti fin Novembre 2022 aux EDITIONS OVADIA de Nice (sciences humaines, sociales et techniques, philosophie, littérature, arts, témoignages…et humour aussi). 276 pages, 104 illustrations couleur inédites, 24€ + frais de port).

de Philippe Cornu, éd. Le Cerf 2026.
Livre
‘Bouddha et Jésus’
de Philippe CORNU
(Le Cerf, 2026)
Le débat et le dialogue
Comment construire la paix sans comprendre l’autre ? Comment rapprocher les spiritualités sans dépasser les préjugés ? Et si, face aux fractures du monde, le dialogue entre christianisme et bouddhisme devenait une urgence ?
Voici un livre essentiel. Une enquête magistrale. Une rencontre cruciale. Spécialiste renommé du bouddhisme et fin connaisseur des grandes traditions spirituelles, Philippe Cornu explore avec rigueur, clarté et profondeur les liens méconnus entre deux visions du monde que tout semble opposer, mais que bien des aspirations rapprochent. Convergences spirituelles, tensions doctrinales, malentendus culturels, pièges du langage : cet ouvrage démonte les clichés, éclaire les différences et révèle les passerelles possibles entre Orient et Occident. Car derrière les oppositions apparentes se cache souvent l’obstacle le plus décisif : celui des mots, des concepts, des héritages. Une synthèse lumineuse pour dépasser les frontières, réinventer le dialogue et ouvrir un chemin d’intelligence spirituelle.
Ethnologue et tibétologue, enseignant à l’Inalco de Paris pendant vingt ans, Philippe Cornu est professeur émérite de l’université catholique de Louvain (Belgique), où il a enseigné l’histoire des religions, le bouddhisme et l’hindouisme. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages consacrés au bouddhisme.
Présenté par ‘IEB’ (Institut d’Etudes Bouddhiques)
Urgents et importants, ces chantiers interculturels, interreligieux, interspirituels sont pris à bras le corps par l’IEB, que ce soit notamment sur le thème de la mort) ou sur celui de la « Nature de l'esprit », cycle 1 et cycle 2, ou encore à partir des apports en « science des religions » partie 1 et partie 2
Malcolm de Chazal
‘La Parole’
Texte inédit présenté par Yves Moatty
En ouvrant ce petit fascicule, je suis tombée sur les pages 18-19 dont voici des extraits : Puisant son inspiration dans la nature, Chazal s’émerveille de ce que les Védas chantent depuis toujours les beautés du cosmos, les charmes de l’Aurore comme la majesté des montagnes : « Ce que j’admire chez les Hindous, c’est qu’ils n’ont pas de religion dans le sens occidental du terme : leur religion est la vie. Les Hindous se veulent intégrants au
Grand Tout. Et ils associent au matin le feu allumé sur l’autel familial et la montée du soleil à l’horizon. Ils rendent grâce à Dieu de l’un et de l’autre. Et l’Hindou sait que le feu de l’amour en l’homme n’est pas séparé du feu du soleil... J’aime l’Inde non du dehors, mais du dedans, là où la pensée hindoue touche mon œuvre... Je crois que la vérité marche vers le soleil. Jésus qu’on a occidentalisé était un Oriental. »
La fonction du poète est de lever le voile des apparences afin de révéler les mystères à ceux qui en sont dignes.

Malcolm de Chazal
9782845903999
11/09/2025
ARFUYEN / LES VIES IMAGINAIRES Résumé :
« Je n`hésite pas à voir le plus grand événement de nos jours dans la publication de l`œuvre de Malcolm de Chazal », écrit André Breton, qui admire son « système génial de perception et d`interprétation » et ajoute : « On n`avait rien entendu de si fort depuis Lautréamont... l`attitude de Chazal n`admet aucun antécédent dans l`histoire de la pensée humaine. » Et Jean Paulhan, lui si prudent, n`hésite pas à écrire : « Ça n`arrive pas tous les jours de rencontrer un écrivain de génie que personne ne connaît. En voici un. »
Chazal a plusieurs fois évoqué l`expérience fondatrice qui a nourri sa pensée : « Je suis un être revenu aux origines... La clé exacte de la vision retournée, je l`eus un jour, dans le jardin botanique de Curepipe...J`avançais dans la lumière de l`après-midi vers une touffe de fleurs d`azalées, et je vis une des fleurs qui me regardait. » Épisode qui rappelle l`instant fondateur de Jakob Boehme, le reflet du soleil sur une cruche d`étain. L`Homme et la Connaissance, où Chazal synthétise sa pensée, sera préfacé par Raymond Abellio : «Nous sommes, écrit-il, en présence d`un voyant de génie. »
Nombre des ouvrages de Chazal, publiés à compte d`auteur, n`ont pourtant jamais été réédités. Ainsi ‘La Parole’, qui fut imprimé en 1955 à seulement 50 exemplaires hors commerce et est depuis longtemps introuvable.
Or il s`agit d`un texte central dans la réflexion de Chazal : « L`homme seul ne danse pas en marchant. L`homme seul est hors du Grand Jeu. Le mouvement de Nature est un jeu. L`homme, lui, se déplace [...] La Parole est ce par quoi la vie est ‘une’, et qui fait de l`homme le fils aîné de la Nature. La Nature est la Parole, dont l`homme s`est échappé. »

Livre
"Quintessence"
de Michel SARAMITO
Bonjour amies et amis de l’Association C.E.P.P.I
(Centre d’Etudes des Phénomènes Parapsychologiques Inexpliqués)
Merci de profiter, peut-être, de votre fin de vacances pour vous offrir et lire mon premier livre "QUINTESSENCE" préfacé par Roselyne AUGUIN, Dr en Psychologie, qui a été présidente de Psychiatrie Sans Frontières.
La partie initiale de ma publication vise à faire le point sur la création de l’Association C.E.P.P.I au CHU de Nice, en 1977, avec, aussi, un début, dans ce cadre, de l'utilisation des Médecines non conventionnelles.
Dans la seconde partie j'explique comment j'utilise l'hypnose et les expansions de conscience pour induire un E M C, dans quels buts thérapeutiques et de recherches, surtout en régression de mémoire, afin de dépasser nos traumatismes existentiels.
Ce travail aide chacun à aller vers la Lumière et la spiritualité...
En prenant connaissance des cas de personnes que j'ai aidées dans différentes vies, vous serez plus que surpris...
Aussi comment nous pouvons nous créer le terrain d'une conscience pathologique qui m'avait conduit, dans ma jeunesse, à la maladie mentale.
Dans la dernière partie, postfacée par Monseigneur GERARD de Martigues, Archevêque exorciste, en parlant du "magnétisme", j'ose conclure combien il est simple de devenir "guérisseur" et qu'utiliser l'énergie d'amour est thérapeutique, et a plus qu'un effet placébo.
Prix : 15 euros.
Au plaisir de vous revoir, nombreux, dès septembre, avec tout le C A du C.E.P.P.I.
Le samedi 19 septembre, de 14 à 21 heures:
Huitième rencontre : Médecines intégratives, médecine officielle et spiritualité, sur le thème ‘Comment l'énergie d'amour intervient dans le processus de guérison? ’ Avec quatre conférenciers.
Michel SARAMITO.
« QUINTESSENCE » Editions du vieux Monde. 15 euros. Il suffit de taper sur Google. Le livre est disponible sur Amazon.
michel.saramito@gmail.com Tel : 04 93 79 18 30
News Letter
Les abonnements à la brochure ‘JAY MA’ sont désormais gratuits
Libre à vous de faire un don pour les ahsrams de Mâ Anandamayi
Fini le JAY MA au prix de 1 Euro symbolique par exemplaire.
Les lecteurs fervents de cette brochure seront libres, ou non, de faire un don pour les ashrams de Mâ Anandamayî. Comment ? Voici la nouvelle façon de procéder :
"On peut envoyer ses dons pour les ashrams de Mâ, en précisant le motif, de préférence par chèque libellé au nom de l'Association caritative Humanitaire Himalaya - 32 rue Cavendish, 75019 Paris. Sur l'enveloppe rajouter c/o Adriana Ardelean, qui est la présidente de l'association. Si vous préférez par virement, demandez l'IBAN de l'association à Adriana par mail (adriana290700@gmail.com). L'association vous donnera le reçu pour la déduction fiscale »
Les personnes désireuses de s’abonner au JAY MA pourront prendre leur abonnement ‘en vol’ à n’importe quel moment …Les numéros arriérés
pourront également être consultés sur ce site de Mâ Anandamayî :
http://www.anandamayi.org/ashram/french/frdocs1.htm
Historique de l’envoi des « Jay Mâ »
Le N°116 du printemps 2015, fut un ‘Numéro Spécial’ dédié aux 30 années d’existence de notre brochure ‘JAY MA’ et à Atmananda qui en fut l’inspiratrice. Ce N° est à votre disposition. Merci aux nouveaux inscrits, et aux fidèles de rester dans la Grande Famille de Mâ ! Merci à tous ceux qui rejoindront ‘en route’ l’expérience du JAY MA.
Cette brochure fut donc créée il y a plus de 40 ans... Elle représente un lien d’amour avec l’Inde, avec Mâ Anandamayî, avec les Swamis, les lectures, retraites, voyages, témoignages dédiés à l’activité dans les ashrams de Mâ, au souvenir de notre vieux Maître disparu Swami Vijayânanda, aux visiteurs occidentaux, aux voyages de groupes en Inde, aux pensées poétiques sur Mâ, aux déplacements de certaines personnalités qui choisissent de divulguer la sagesse et la spiritualité de ce pays lors de séminaires à travers le monde, aux traductions des plus belles pensées de Mâ, et pour Mâ…et aussi à vos témoignages vécus, si appréciés de nos abonnés ! Tout ceci à travers la composition trimestrielle et la ‘tache sacrée’ qu’en a fait Geneviève Koevoets (Mahâjyoti) depuis 2009, prenant ainsi la succession d’Atmananda, de Danièle Perez et de Jacques Vigne lui-même, qui en assure désormais la supervision (et dont vous trouverez les programmes sur son ‘site historique’ :
www.jacquesvigne.com
et sur le nouveau : www.jacquesvigne.org).
Le succès remporté par l’envoi de notre petite brochure "Jay Mâ" par voie électronique, a remplacé l’envoi postal sur ‘papier’ qui venait de l’Inde avec tant de difficultés.
Tous ceux qui sont déjà abonnés, le resteront automatiquement et pourront faire un ‘don’… Tous les nouveaux qui voudront s’abonner (ou les anciens se réabonner) devront envoyer (ou confirmer) leur adresse email, afin que notre cher « Jay Mâ » puisse leur parvenir rapidement ! Vous n’aurez plus qu’à le lire, ou à l’imprimer (comme le font certains) pour vous en faire une jolie collection sur papier…Vous aurez également les différentes photos de Mâ en couverture dans vos ordinateurs, puisque la brochure sera illustrée des mêmes photos que celles des exemplaires qui étaient envoyés, sur papier, depuis l’Inde.
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Table des matières
Du livre ‘Mère Se Révèle’ (Extraits de Bhaiji sur la vie de Mâ Anandamayî)
La Présence dans l’Absence (Par Jacqueline Bolsée-Pleyers)
Nisargadatta Maharaj (L’œil... et l’Amour...)
30 conseils que je donne à mon cœur (Longchenpa-commentés par Jacques Vigne)
Un arbre est tombé dans la tempête (De Guillaume Kremmel)
Ce qu’aucun feu ne peut brûler (Lettre d’informations de Juillet-Guillaume Kremmel)
Encouragements quotidiens (de Daisaku Ikeda)
L’Eloge de la mue de la cigale (Par Jean Pélissier-Médecine Traditionnelle Chinoise)
Nouvelles et Annonces
Renouvellement du JAY MA :
(Désormais gratuit - Dons acceptés pour les ashrams de Mâ Anandamayî)