Satsang avec Mâ
Il est indispensable de garder votre esprit dans un environnement clair et pur et d’avoir des discussions sur Dieu et la spiritualité. Gardez toujours ceci prêt à l’esprit.
A la question "Quel est le vrai darshan ?"
Mâ a répondu une fois :
"Voir ce qui, une fois vu, enlève tout désir d'en voir plus ; entendre ce qui une fois entendu enlève tout désir d'en entendre plus !"
Un jour, Mâ alla à Baidyanath Dham ; BrahmacHari Balânandaji lui dit :
" Mâ, ouvrez-nous votre caisse au trésor. "
Elle répondit :
" Elle est toujours ouverte, et ce pour tout le monde. "
Q : Parfois, je suis désespéré parce que je ne semble pas capable de réussir.
Mâ : Vous êtes désespéré quand vous avez des désirs et qu’ils restent insatisfaits.
Mais quand on aspire à Dieu pour Lui-même, comment est-il possible d’être désespéré ?
Un Cadi ( juge musulman) : je ne suis pas venu pour entendre quoi que ce soit de votre part. Je suis venu vous dire quelque chose : je me suis lancé dans la bataille, s'il vous plaît, accordez-moi la victoire ; parfois je sens que je manque d'armes et de munitions pour le combat. Est-ce que vous pourrez garder votre khéyâla sur moi ?
Mâ (en souriant) : Qu'il en soit ainsi, Pitajî.
Sur le chemin du retour, Shrî Mâ dit à un ami commun dans la voiture :
Cadi Sahib à commencer par me demander de ne rien dire, j’ai donc obéi.
Maintenant, quand vous reviendrez, dites à Pitajî :
"Qui que ce soit qui s'engage dans une bataille pour L'atteindre, est soutenu par Lui-même. C'est Lui-même qui donnera tout ce qui est nécessaire, il n'y a donc absolument pas de raison pour entretenir des pensées d'inquiétude"
Q : Qu'est-ce qui est bon pour moi ? Mener une vie active dans le monde ou une vie contemplative retiré du monde ?
Mâ : Vivez celle des deux à laquelle vous pourrez vous donner coeur et âme. C'est la bonne !
Question : Si Mataji a trouvé la paix, pourquoi continue-t-elle à errer ?
Réponse : Si je restais au même endroit, la même question pourrait se poser, n'est-ce pas ?
Pitaji, ne sais-tu pas que je suis une petite fille très agitée. Je ne peux pas rester au même endroit.
C'est une réponse. D'un autre point de vue, je pourrais dire que c'est toi qui me vois voyager.
En réalité, je ne bouge pas du tout.
Lorsque vous êtes dans votre propre maison, vous asseyez-vous dans un coin de celle-ci ?
De même, je me promène dans ma propre maison - je ne vais nulle part - je suis toujours au repos dans ma propre maison.
(Elle contemplait une feuille de bougainvillier)
Mâ : Comme c'est beau ! Regardez, les feuilles sont ocres.
Le visiteur : Dans mon pays toutes les feuilles tournent à l'ocre à l'automne.
Mâ : Dans votre pays ? Quel est votre pays ?
Le visiteur : Là où j'était avant de venir en Inde.
Mâ : Avant, ça veut dire quoi ? Et avant, où étiez-vous ?
Le visiteur : Avec vous.
Mâ : Avec moi ? Comment le savez-vous ?
Le visiteur : Vous le savez !
Mâ : Comment savez-vous que je sais ?
Le visiteur : Je ne sais pas.
Mâ : Comment savez-vous que vous ne savez pas ?
Le visiteur : Je ne sais rien ; je suis un fou !
Mâ : Comment savez-vous que vous êtes un fou ?
Le visiteur : Maintenant, il vaudrait mieux que je reste silencieux !
Mâ : Et quelle sera l'utilité de votre silence ?
Le visiteur : Des propos vains et insensés ne seront pas prononcés.
Mâ : Et pour quel avantage ?
Le visiteur : Je n'en sais rien.
Mâ : Vous n'en savez rien ? Vous redites que vous n'en savez rien ? Quelqu'un qui ne sait rien peut-il s'agacer ? Si l'on sait, on peut s'irriter de voir que les choses ne sont pas comme elles devraient être ! Mais un fou ne peut pas être dépité, car il ne sait pas ce qui devrait être. Toujours, souvenez-vous que vous êtes un fou et que par là rien ne peut vous décevoir. C'est le "je" qui proteste et c'est le "je" dont il faut se défaire. Alors le fou sera peut-être un éveillé...
En tout cas, gardez en tête que vous ne savez rien et que de ce fait rien ne peut vous irriter. Alors le "je" s'évanouira et la joie surgira.
Quelqu'un dit : "Mâ, nous sommes tous des mendiants ! Nous mendions votre grâce."
Mâ dit aussitôt :
"... et je suis la mendiante des mendiantes, toujours à mendier votre envie, vos colères, vos jalousies, votre orgueil, votre égoïsme, pour que vous les déposiez enfin aux pieds des dieux de vos temples ! »
