Relation éternelle
Quelqu'un demanda :
Q - Quelle preuve y a-t-il que Dieu est ?
Mâ - Quelle preuve y a-t-il que vous êtes ?
Q - C'est simple. Je perçois que je suis.
Mâ - Qui est ce "je" ?
Q - Mâ, je ne veux pas entrer plus loin dans ce débat philosophique. Je veux savoir, de vous, franchement et simplement, si Dieu est une réalité ?
Mâ répondit avec énergie :
Dieu est réel, tout comme vous l'êtes.
La relation est éternelle entre Dieu et l'homme ; mais dans son Jeu parfois elle est évidente, parfois elle est rompue ou plutôt semble rompue.
Dans cette relation éternelle vous pouvez entrer à tout moment.
Q : Mâ pourquoi vous ne nous redites pas que vous êtes avec nous ?
Mâ : S'il y avait un va-et-vient, il faudrait en effet reconfirmer !
Mais où n'est-Il pas ?
Cette petite fille est avec vous tout le temps — même quand vous pensez que c'est faux... même alors !
Question : Qu'êtes-vous en réalité ?
Réponse : Comment une telle question peut-elle surgir dans votre cœur ?
La vision des dieux et des déesses apparaît en fonction de la disposition héréditaire de chacun. Je suis ce que j'étais et ce que je serai ; je suis tout ce que vous concevez, pensez ou dites.
Mais, plus précisément, ce corps n'est pas né pour récolter les fruits du karma passé.
Pourquoi ne pas considérer que ce corps est l'incarnation matérielle de toutes vos pensées et idées ? Vous l'avez tous voulu et vous l'avez maintenant. Alors, jouez avec cette poupée pendant un petit moment. Il serait vain de poser d'autres questions à ce sujet.
Q : Quand vous serez partie, nous nous sentirons très seuls : comment ferons-nous ?
Mâ : Je ne pars jamais. Pourquoi voulez-vous me repousser au loin ? Je suis toujours avec vous.
Q : Alors, demeurez-vous dans nos coeurs ?
Mâ : Dans vos coeurs ? Pourquoi voulez-vous m'enfermer dans un endroit particulier ?
Sang de votre sang et moelle de vos os, voilà ce que je suis. C'est la vérité, je ne dis jamais de mensonges.
Le lendemain soir, dans une salle bondée (il y avait essentiellement des femmes), Mâtâjî a dirigé le kirtan et a chanté Hé Bhagavan et Sita Ram, Prana Ram. Quelqu'un dit à nouveau :
Q : nous sommes venus vous voir chaque jour. Maintenant que vous partez, notre vie va nous sembler vide sans vous. Que faire ?
Mâ : Pourquoi dites-vous que je m'en vais ? Je suis votre petit enfant et je suis toujours avec vous. Souvenez-vous de cela : je suis toujours avec vous. Je ne vous demande pas de faire des rétentions de son élève, de vous asseoir le dos droit, de vous purifier. Tel que vous êtes, je suis avec vous. Un enfant est avec ses parents, quelle que soit leur caractéristiques.
Q : Nous vous considérons comme notre Mère, pas comme notre enfant.
Mâ : Mère, c'est aussi très bien.
Une mère quitte-t-elle ses enfants ? Non, jamais.
Question : Jusqu'à aujourd'hui, j'ai cherché un guru sans être à même de le trouver.
Finalement, je suis venu à cette semaine de méditation et, à présent, j'ai développé une foi totale en Vous.
Voulez-vous, s'il vous plaît, m'accepter comme disciple ?
Mâ : Le disciple qui accepte un guru, le guru qui accepte un disciple, ces deux personnes ne sont rien d'autre que Mâ...
Je n'ai aucun désir de disciples ni ne souhaite devenir le guru de quiconque. La relation guru-disciple ne peut s'établir que spontanément.
Mais si vous acceptez Dieu comme guru, alors quoi que vous cherchiez, tout prendra place naturellement.
Un swâmi : Mâ, pourquoi ne l'acceptez-vous pas explicitement comme disciple ?
Mâ : Je n'ai aucune idée de ce qu'est un guru.
Laissons donc la volonté de Dieu s'accomplir.
N'êtes-vous pas vous-même Dieu ?
Et qui ne l'est pas ? Et où n'est-il pas ?
Tout arrive à cause de sa Lîlâ (jeu cosmique).