Foi
Un jour, je dis à Mâtâjî :
" Par un contact aussi sacré que le vôtre, même une pierre aurait été changée en or, mais ma vie s'est avérée être un échec complet. "
Elle répondit :
" Ce qui prend un temps long à se développer manifeste une beauté durable une fois mûr.
Pourquoi tant te soucier ?
Tiens bien la main qui te guide, sois comme un petit enfant. "
Question : Supposez que je suive un guru. Si après un moment je perds la foi en lui, que dois-je faire ?
Dois-je continuer à suivre son enseignement ?
Mâ : Si vous suivez un guru un jour et un autre le lendemain, cela ne vous mènera nulle part.
Mais avez-vous vraiment perdu la foi dans le principe même du guru ?
Que reste-t-il si vous avez perdu cette foi ?
Interlocuteur : Parfois, c'est inévitable.
Mâ : Ce que j'ai voulu dire, c'est que le guru est le Soi omniprésent.
Comment est-il possible de perdre la foi dans un tel guru ?
Q : Mâ, voir Dieu est-ce possible à notre époque ?
Mâ : Pourquoi "à notre époque" ? C'est possible de tout temps !
Q : Je veux dire "pour de vrai", avec nos yeux !
Mâ : Bien sûr, aussi clairement qu'en plein jour. C'est sa nature.
Si vous l'appelez, il apparaît.
On nomme l'esprit humain jivatma (esprit individuel) et non pas paramatma (esprit cosmique). L'individu tourne en rond sur lui-même, entre naissance et mort. En eau morte, des germes nocifs se développent. Cette eau peut être purifiée. Le jivatma est en réalité paramatma.
Votre doute que Dieu n'est pas en vous, vous isole et fait écran.
Dégagez-vous de cet enfermement et Dieu sera là, révélé dans toute sa plénitude !
Question : Dieu nous a donné le sens du "je", Il le retirera à nouveau.
Quel besoin y a-t-il de s'abandonner à soi-même ?
Réponse : Pourquoi demandez-vous cela ?
Il suffit de rester immobile et de ne rien faire.
Question : Comment peut-on rester immobile ?
Réponse : C'est pourquoi l'abandon de soi est nécessaire.
Question : Quel est le moyen d'entrer dans la marée ?
Réponse : Poser cette question avec un empressement désespéré.
Si vous dites que vous n'avez pas la foi, ce corps insiste pour que vous essayiez de vous établir dans la conviction que vous n'avez pas la foi.
Là où se trouve la foi "non", le "oui" est potentiellement là aussi.
Un Cadi ( juge musulman) : je ne suis pas venu pour entendre quoi que ce soit de votre part. Je suis venu vous dire quelque chose : je me suis lancé dans la bataille, s'il vous plaît, accordez-moi la victoire ; parfois je sens que je manque d'armes et de munitions pour le combat. Est-ce que vous pourrez garder votre khéyâla sur moi ?
Mâ (en souriant) : Qu'il en soit ainsi, Pitajî.
Sur le chemin du retour, Shrî Mâ dit à un ami commun dans la voiture :
Cadi Sahib à commencer par me demander de ne rien dire, j’ai donc obéi.
Maintenant, quand vous reviendrez, dites à Pitajî :
"Qui que ce soit qui s'engage dans une bataille pour L'atteindre, est soutenu par Lui-même. C'est Lui-même qui donnera tout ce qui est nécessaire, il n'y a donc absolument pas de raison pour entretenir des pensées d'inquiétude"