Bhakti
Q : Qu'est-ce qui est bon pour moi ? Mener une vie active dans le monde ou une vie contemplative retiré du monde ?
Mâ : Vivez celle des deux à laquelle vous pourrez vous donner coeur et âme. C'est la bonne !
Question : D'après un verset bengali : “Si en pratiquant les bajans (chants religieux), on abandonne tout attachement, ceux- ci peuvent conduire à l'extase divine”.
Par la grâce de Mâ, peut-on, nous aussi, obtenir cet état pendant les bajans que nous chantons ici ?
Mâ : La complète reddition, la totale offrande et l'intense dévotion à Dieu, cela seul suffit à conduire à cet état.
Q : Quel est le chemin le plus facile pour aller à Dieu ?
Mâ : Les larmes !
Q : Et si les larmes ne viennent pas ?
Mâ : Alors, passez du temps avec ceux qui versent des larmes par amour, par dévotion.
Q : J'ai fait cela pendant des années, sans constater en moi d'amélioration !
Mâ : Votre présence ici, vos question, sont des larmes. Poursuivez avec persévérance votre quête de Dieu.
Ne dites pas que vous n'avez rien retiré de ces années où vous vous joignez à d'autres dévots (satsang).
Sans elles, vous ne seriez pas là maintenant.
Un jour, je dis à Mâtâjî :
" Par un contact aussi sacré que le vôtre, même une pierre aurait été changée en or, mais ma vie s'est avérée être un échec complet. "
Elle répondit :
" Ce qui prend un temps long à se développer manifeste une beauté durable une fois mûr.
Pourquoi tant te soucier ?
Tiens bien la main qui te guide, sois comme un petit enfant. "
Des femmes s'approchent de Mâtâji pour la saluer.
Mâ reste silencieuse.
Après leur départ, elle dit :
Voyez, est-il possible de saluer d'une manière juste ?
Quel est le sens de ces pranâma ?
Bien, c'est comme déverser de l'eau d'un pot à l'extérieur. Si le pot est tourné à l'envers, toute l'eau se déverse.
De la même manière, une véritable salutation (pranâma) consiste à abandonner tout son contenu émotionnel aux pieds de ce que vous saluez.
Ne dites-vous pas que notre tête est le siège de toutes nos pensées et émotions ? Mais quand on s'incline très bas, rien n'est donné vraiment.
C'est comme remuer un poudrier : un peu de poudre tombe par les trous, non pas toute la poudre.
Aussi, tant que le pot à eau n'est pas vidé, le Divin ne pourra le remplir.
(Satsang rapporté dans In association with Sri Ma Anandamayi)