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Satsang avec

Il est indispensable de garder votre esprit dans un environnement clair et pur et d’avoir des discussions sur Dieu et la spiritualité. Gardez toujours ceci prêt à l’esprit.
जय माँ
Matri Darshan

Un jour que nous étions seuls ensemble j'eus la curiosité de lui demander :

"Mâ, faites-moi savoir ce que vous êtes en réalité. "

Mâ se mit à rire aux éclats:

" Comment cette question puérile a pu se poser ?
Les êtres vivants ont la vision (darshan) de telle ou telle divinité selon leurs conditionnements passés (prârabdha karma)
Ce que j'étais auparavant, je le suis aujourd'hui et je le serai par la suite.
Je suis juste ce que vous dites et ce que vous pensez à cet instant.
Il faut savoir, il est vrai, que ce corps n'est pas né pour consommer le karma d'une vie antérieure (prârabdha karma).
Il vous suffit de comprendre que ce corps est l'incarnation de votre état de demande intérieure ; vous l'avez désiré et appelé, c'est pourquoi vous l'avez obtenu.
C'est le moment du jeu (lîlâ) avec cette forme ; que gagneriez-vous à en savoir plus ? "

Je lui dis :

" Votre réponse ne me satisfait pas. "

Elle répondit :

" Que veux-tu connaître de plus ? Dis-le, dis-le ! "

A son regard et à l'expression de son visage, il était clair qu'elle était alors identifiée à la déesse.
Saisi de crainte et d'émerveillement tout à la fois, je gardai le silence.

जय माँ
Anandamayi, Her life and wisdom
Foi

Question : Dieu nous a donné le sens du "je", Il le retirera à nouveau.
Quel besoin y a-t-il de s'abandonner à soi-même ?

Réponse : Pourquoi demandez-vous cela ?
Il suffit de rester immobile et de ne rien faire.

Question : Comment peut-on rester immobile ?

Réponse : C'est pourquoi l'abandon de soi est nécessaire.

Question : Quel est le moyen d'entrer dans la marée ?

Réponse : Poser cette question avec un empressement désespéré.

Si vous dites que vous n'avez pas la foi, ce corps insiste pour que vous essayiez de vous établir dans la conviction que vous n'avez pas la foi.
Là où se trouve la foi "non", le "oui" est potentiellement là aussi.

जय माँ
Voyage vers l'immortalité

Q : Quand vous serez partie, nous nous sentirons très seuls : comment ferons-nous ?

: Je ne pars jamais. Pourquoi voulez-vous me repousser au loin ? Je suis toujours avec vous.

Q : Alors, demeurez-vous dans nos coeurs ?

: Dans vos coeurs ? Pourquoi voulez-vous m'enfermer dans un endroit particulier ?
Sang de votre sang et moelle de vos os, voilà ce que je suis. C'est la vérité, je ne dis jamais de mensonges.

Le lendemain soir, dans une salle bondée (il y avait essentiellement des femmes), Mâtâjî a dirigé le kirtan et a chanté Hé Bhagavan et Sita Ram, Prana Ram. Quelqu'un dit à nouveau :

Q : nous sommes venus vous voir chaque jour. Maintenant que vous partez,  notre vie va nous sembler vide sans vous. Que faire ?

: Pourquoi dites-vous que je m'en vais ? Je suis votre petit enfant et je suis toujours avec vous. Souvenez-vous de cela : je suis toujours avec vous. Je ne vous demande pas de faire des rétentions de son élève, de vous asseoir le dos droit, de vous purifier. Tel que vous êtes, je suis avec vous. Un enfant est avec ses parents, quelle que soit leur caractéristiques.

Q : Nous vous considérons comme notre Mère, pas comme notre enfant.

: Mère, c'est aussi très bien.
Une mère quitte-t-elle ses enfants ? Non, jamais.

जय माँ
Anandamayi, Her life and wisdom

Question : Qu'êtes-vous en réalité ?

Réponse : Comment une telle question peut-elle surgir dans votre cœur ?
La vision des dieux et des déesses apparaît en fonction de la disposition héréditaire de chacun. Je suis ce que j'étais et ce que je serai ; je suis tout ce que vous concevez, pensez ou dites.
Mais, plus précisément, ce corps n'est pas né pour récolter les fruits du karma passé.
Pourquoi ne pas considérer que ce corps est l'incarnation matérielle de toutes vos pensées et idées ? Vous l'avez tous voulu et vous l'avez maintenant. Alors, jouez avec cette poupée pendant un petit moment. Il serait vain de poser d'autres questions à ce sujet.

जय माँ
Jay Mâ
Le Chemin

Bithika Mukerji : Mâ, comment peut-on expliquer la personnification de l’Etre Suprême en tant que Dieu ?

: Quoi que l’on puisse dire, Personnel, Impersonnel – Le Seigneur est Lui-même tel qu’Il est.
Il est la réalité absolue, omniprésente dans l’univers, autant que demeurant au plus profond de l’être (antaryâmin).
Il est au-delà de toute compréhension, et en même temps, Il est le Soi intérieur en chacun, n’est-ce pas ?
Lui seul est (qu’on le considère comme inconnu, ou à connaître)
Celui qui est sans nom, sans forme. Cependant, tous les Noms sont Siens, Il est présent partout et universellement manifesté.
Où n’est-il pas ? Quand on touche la main de quelqu’un, il dit : « Ceci est moi ». Même ses vêtements indiquent sa présence.

Toutes les religions reconnaissent Sa présence, elles prennent leur source en lui. Comment saisir cette immensité ?
Prenons l’exemple d’une personne seule dans le tourbillon des relations (irradiant de lui) : il est le père, le fils, le mari, le frère, etc.
Il en est ainsi dans toutes les religions. Ce sont toutes des relations intimes et chacune est unique en elle-même.

Q : Les chrétiens croient que le Christ est une Incarnation, la seule Incarnation envoyée pour sauver l’humanité. Il est le seul médiateur entre Dieu et l’homme.

: D’accord, il est certainement juste pour les chrétiens de croire cela, pourquoi pas ?
La foi perd de sa vigueur spirituelle si elle est universalisée. Ce n’est pas nécessaire d’en arriver là.
La miséricorde illimitée de Dieu est répandue partout, Lui seul sait ce qui est bon pour chacun de nous. Si chaque individu regarde son propre voyage spirituel, alors il peut apporter l’aide la meilleure à ses compagnons de route.
Chaque communication de la Vérité est un évènement unique. Aucun de ces évènements ne peut être comparé à un autre.
En célébrant cette Vérité, les communautés religieuses (sampradaya) se forment ou prennent tournure. Les communautés également sont nécessaires. Elles fournissent la cohésion, l’unité générale des objectifs à atteindre, et elles donnent du courage à ceux qui ont un moral faiblissant.
C’est une bonne idée que d’appartenir à une communauté et de marcher sous sa conduite pour obtenir l’illumination.
Il n’est pas nécessaire de se méfier de la foi de nos amis chercheurs de Vérité.

Q : Les chrétiens restent attachés très fortement à l’unique évènement historique de l’Incarnation du Christ. Ils sont engagés dans leur mission.

: Pourquoi devrions-nous poser des limites à l’infini, ou des restrictions de temps à ce qui est intemporel, c'est-à-dire l’éternel ?
L’infini a des moyens infinis pour se révéler lui-même. Personne n’a le droit de dire ‘c’est seulement ainsi et pas autrement’.
Bien que, à proprement parler, un tel credo est aussi admissible, car chaque optique est concevable. Après tout, quelle est l’étendue de ce que l’on peut rejeter - à l’intérieur de l’ensemble de la Vérité ?
Réclamer l’exclusivité est une façon de renforcer sa propre foi et sa dévotion, mais dénigrer la loyauté des autres est déplacé, injustifié.
Le véritable pèlerin devrait apprécier les efforts de ses amis grands voyageurs.

Q : Si quelqu’un croit en une seule et unique Incarnation, comment peut-il comprendre la vérité des autres manifestations ?

: L’Incarnation est vraiment seule et unique, c’est une descente, une venue, une approche, un avènement, chacun étant unique à sa façon.  
Comme je l’ai dit, il n’y a rien ni personne à part Dieu.
Le vrai nœud de la question est qu’il faut aller de l’avant !
Pour avancer dans une direction, il est exigé un effort suprême, constant, déterminé, sans faille.
Se détourner de ce but par comparaisons et contrastes équivaut à ralentir, à moins que certains ne soient habitués à un renforcement de leurs objectifs dans un esprit d’unité, de communion. L’Un englobe tous les chemins menant à la réalisation de cette vérité.

Q : Mâ, on ne peut pas croire en l’Un, en l’Unique seulement. Une créature, un être, sont séparés de Dieu pour toujours.

: Oui, bien sûr. Comme Dieu ne peut pas être saisi par le mental, Il est séparé pour toujours.
Etre humain veut dire habiter dans le monde des images mentales. Le mental limite la compréhension.
Dieu est séparé de l’être parce qu’il demeure au-delà des idéalisations du mental. Ce qui est suprême est, par conséquent, au-delà encore.
Aussi, il est juste de dire ‘Dieu et sa créature’. La compréhension de la séparation est elle-même la ligne de partage [italiques ajoutées par Bithikâ].
Il est votre soi le plus profond, votre témoin le plus intérieur, votre vous le plus intime.

Q : Est-ce qu’un médiateur est nécessaire pour connaître Dieu ?

: Oui, mais Dieu lui-même se révèle comme le Gourou (Médiateur). Le Gourou est Dieu lui-même.
Lui seul connaît les exigences du vrai disciple. Pour invoquer la présence du Gourou on doit devenir un vrai disciple.

Q : Est-ce que tous les chemins ont la même valeur ?

: Oui, pour autant qu’un chemin soit suivi de façon concentrée, sincère et persévérante.
Cependant, il existe des chemins et sentiers qui se révèlent être des déviations.
Quelqu’un naît avec certaines prédilections (samskaras) qui façonnent les attitudes. La façon de vivre est un amalgame d’actions, de croyances et de connaissances (karma, bhakti, jñâna). La façon dont on organise sa vie déterminera le chemin à suivre.
Dans la sphère de la recherche de Dieu, l’aide fixe de façon inévitable, même si quelqu’un est ignorant et ne distingue pas clairement la voie juste, notre chemin est réorienté dans la bonne direction par le Gourou qui apparaît immanquablement de façon à apporter de l’aide et à montrer la route. Ce sont les propres efforts de chacun et la sincérité qui doivent être évalués, pas les faits.

Q : Comment peut-on savoir si on n’est pas en train d’errer sans but ?

: Quiconque est sur le chemin en quête de Cela est touché par la paix de la vérité.
Dans ce domaine où celui qui cherche trouve, il n’y a aucune possibilité pour qu’un véritable effort soit fait en vain, ou qu’un manque de sincérité produise des résultats.
L’effort est requis parce que l’homme utilise sa volonté pour atteindre des buts matériels.
Ainsi la volonté peut également devenir comme des courroies qui conduisent l’homme au-delà de ses limites.

En réalité, seule la miséricorde de Dieu prévaut. Quand on fait un pas vers lui, Il en fait dix vers nous.
En fait, Il est constamment avec nous. La recherche en elle-même devient, par conséquent, la conclusion.

जय माँ
La Saturée de joie
Pranam

Q: Pendant tous ces jours de fête, nous avons entendu tant de choses magnifiques !

: Magnifique ? Tant que vous distinguez le "beau" et le "laid" vous n'avez rien compris !

Q : Nous ne comprenons même pas un peu ?

: "Nous comprenons"... c'est sans intérêt tant que celui qui comprend et ce qui est compris demeurent séparés.

Q : (...) et quand nous sommes oublieux !

: L'oubli ? Oubliez l'oubli. La mort doit mourir.

Q : (...) et quand l'on se souvient !

: Se souvenir ? Alors vous gardez en tête. Rejetez plutôt.
Déposez tout ça à Ses pieds.
Je veux dire : demeurez dans l'expérience de ce qui est !

जय माँ
Jay Mâ
Guru

Q - Ma, j'ai entendu dire qu'il est nécessaire de tester le Guru et que le disciple doit également être testé par le Guru.

- (Mâ répliqua avant même que la question ne soit complètement énoncée)
Savez-vous de quoi il s'agit ?
Il s'agit de la façon dont le gendre est mis en examen avant de lui donner la fille en mariage.
Une fois le mariage célébré, on n'eût plus supposé demander de question.
Si le Guru ne se manifeste pas lui-même, comment le disciple le comprendra-t-il ?

जय माँ
Concentration

जय माँ