Les premiers ecrits

rédactions à partir de 1943

Mâ Ânandamayî a donné des enseignements oraux en réponse aux questions d’un nombre impressionnant de personnes de tous horizons et de tous niveaux de vie.
Elle n'a écrit ni livres ni articles.
Ses satsangs restent aujourd'hui l'un des principaux moyens de recevoir ses enseignements. Ils ont été retranscris assez tôt, dès le milieu des années trente, principalement par Bhaiji et Didi, mais pas uniquement.

Pour accéder aux écrits de 1925 à 1943

Les dévots

Brahmachari Kamal Bhattacharya

Kamal Bhattacharya, mieux connu sous le nom de « Kamalda », rencontre Sri Mâ pour la première fois à Dacca en 1926 et restera en contact avec elle depuis lors.
Originaire du district de Dacca (actuel Bangladesh), Kamal Bhattacharya était ingénieur pour le géant industriel Tata Industries.
En 1942, alors que l'Inde traverse de profonds bouleversements politiques, Kamalda ressent un appel intérieur irrépressible. Il décide de tout quitter — son poste d'ingénieur, son confort et sa famille — pour se consacrer exclusivement à Mâ. Il rejoint l’ashram à Varanasi et devient l’un de ses collaborateurs les plus dévoués et les plus éminents.
Une fois installé à l'ashram, son dévouement et ses compétences d'organisation l'amènent à devenir le gérant de l'ashram de Varanasi et le secrétaire adjoint de la Sangha.
Plus tard, il franchira l'étape ultime du renoncement en prononçant ses vœux de Sannyas. Il recevra alors le nom de Swami Virajananda Maharaj, devenant l'un des moines les plus respectés et le fondateur officiel de la structure administrative de la Sangha de Mâ.

Doté d'une intelligence vive et d'une profonde quête de Vérité, Kamalda était convaincu que les paroles de Mâ jaillissaient de profondeurs spirituelles inaccessibles au commun des mortels. Aux côtés de Gurupriya Devi (la plus proche compagne de Mâ), Kamalda s'est donné pour mission de noter mot à mot tout ce qu'il entendait lors des questions-réponses des satsangs pour sa propre étude et son illumination.
Dans le silence de la nuit, il avait l’habitude de faire des copies au propre de ses notes, en méditant sur la signification profonde de ce qu’il avait entendu et consigné par écrit. Dans son empressement à préserver les paroles de Sri Mâ dans leur pureté originelle et avec la plus grande précision possible, il développa rapidement une technique qui lui était propre.
Kamal Bhattacharya a consigné ces échanges dans plusieurs volumes de carnets intimes au fil des années 1940 et du début des années 1950.
En 1953 Kamalda montre ses carnets au Dr Gopinath Kaviraj, un immense érudit, philosophe et disciple de Mâ. Profondément impressionné par la fidélité et la profondeur des propos recueillis, le Dr Kaviraj suggère la publication d’extraits de ces journaux dans la revue « Ananda Varta » et propose d’écrire des commentaires à leur sujet. C’est lui-même qui sélectionne les conversations à publier. Celles-ci paraissent dans « Ananda Varta » de mai 1953 à août 1958 sous la rubrique « Mataji’s Amara Vani » (Les Paroles Éternelles de Mataji), en bengali (texte original), ainsi qu’en hindi et en anglais.
Ces écrits, initialement compilés de manière anonyme et fervente par Kamalda dans les années 1940, forment aujourd'hui le cœur du livre de référence "Amar Vani"

- Amar Vani
La compilation issue des notes de Kamalda sous le titre "Amar Vani" est le recueil originel, édité en 1968. Il conserve la structure pure et chronologique de la chronique en langues vernaculaires (bengali, hindi, gujarati) agrémentée d'importants commentaires philosophiques et théologiques, une tâche d'érudition complexe du Dr Kaviraj.

- Words of Sri Anandamayi Ma (1953 - 1958)
Les publications de Kamalda dans "Ananda Varta" ont été compilées et traduites en anglais par Atmananda, puis publiée pour la première fois en 1961 par la Shree Shree Anandamayee Sangha.
Atmananda a travaillé en étroite collaboration avec Brahmachari Kamal Bhattacharya, en veillant méticuleusement à la précision. Ensemble, ils ont réalisé dans plusieurs ouvrages l'enregistrement le plus complet de ses paroles.

"Words of Sri Anandamayi" rassemble une sélection des réponses données par Sri Anandamayi Ma à des questions posées oralement, notées lors de rencontres avec des groupes plus ou moins nombreux. Ces réponses n’ont pas été classées par ordre chronologique, mais, dans la mesure du possible, par thème. Les plus simples ont été placées en premier. Elles traitent de la méditation, du chemin spirituel et de la réalisation de Soi, ainsi que d’une grande variété de problèmes – pratiques, philosophiques et métaphysiques – auxquels sont confrontés les chercheurs de Vérité aux différentes étapes de leur quête.

Après avoir reçu l'inspiration de Mâ Ânandamayî, Kamalda a publié le livre le plus précieux "Swakriya Swarasamrita" en six volumes, en bengali, à partir de 1958 jusque dans les années 70.
Ces livres ont été publiés selon les instructions de Sri Mâ, qui les a appelés "Parama Bhagawat" (Écritures Suprêmes). Sri Ma a dicté elle-même le contenu de chaque sujet de ce livre. Le texte retranscrit le flot de paroles le plus pur de Mâ, utilisant son propre système de pensée et ses concepts métaphysiques bruts (la "saveur de son propre mouvement spontané", ce que signifie littéralement Swakriya Swarasamrita).
Quand on a dit à Swami Virajananda que les mots de Sri Mâ n'étaient pas faciles à saisir, il a répondu que la capacité de comprendre les mots de Mâ dépendrait de l'avancement de la sadhana.
Virajanandaji a également traduit précisément chaque volume de "Swakriya Swarasamrita" en anglais. La traduction du sixième volume a été son dernier travail.

- Swakriya Swarasamrita
C'est l'œuvre directe et monumentale de Swami Virajananda. C'est un projet initié sur l'impulsion spirituelle directe (kheyal) de Mâ Ânandamayî.
Mâ a personnellement dicté ou guidé le contenu de chaque sujet abordé dans ces 6 volumes.
Certains de ces volumes sont disponibles en anglais (Vol.1 (1981), Vol.2 (1983), Vol.3 (1985), Vol.4 (2009), Vol.5, Vol.6). Traduits par Br Kumari Chandan Puranacharya

Swami Virajananda avait initialement rédigé ces volumes en bengali, en s’inspirant des paroles mêmes de Sri Ma.
Les deux premiers volumes constituent une introduction aux publications suivantes.
- Le volume 1 traite de la lignée ancestrale de Ma, de ses parents et de ses lieux de vie, ainsi que de sa naissance.
- Le tome 2 retrace l’ensemble de ses aventures d’enfance (Lila), jusqu’à son entrée dans le Grihastashram (vie de famille), et décrit notamment le seva unique qu’elle y accomplissait.
- Dans le tome 3, Ma révèle sa Svarupa. Tout au long de ce volume, il apparaît clairement que, dans tous les objectifs de toutes les sadhanas, ce n’est que Bhagavan qui se manifeste sous ces différentes formes.

Blanca Schlamm

Blanca Schlamm (Mâ lui donnera plus tard le nom d'Atmananda) a rencontré Mâ Ânandamayî pour la première fois en 1943 à Almora, en Inde. Cette chercheuse spirituelle d'origine autrichienne deviendra l'une des plus proches disciples occidentales de Mâ Ânandamayi
A l'époque, elle enseignait à l'école de Rajghat à Varanasi. Elle s'est montrée, de son propre aveu, très critique et sceptique au départ. Elle a continué à enseigner tout en lui rendant visite, avant de rejoindre définitivement l'ashram en 1945.
Il a fallu quelques années à Atmananda pour s'installer pleinement dans la vie de l'ashram, surmonter ses doutes initiaux, apprendre le hindi et le bengali, et recevoir l'invitation implicite de Mâ à consigner ses paroles. Ses carnets intimes commencent donc deux ans plus tard, en 1947, et s'étendent jusqu'en 1963.
Pendant des décennies passées auprès de Mâ, Atmananda a consigné au jour le jour les paroles divines, les enseignements et les interactions quotidiennes de Mâ dans ses "Diary Leaves".
En raison de sa maîtrise parfaite de l'anglais, du hindi et du bengali, Atmananda devient la rédactrice en chef officielle de la revue "Ananda Varta" pour la section anglophone. À partir de la fin des années 1950 et culminant en 1963, sa charge de travail explose : elle passe ses journées à traduire formellement des discours, à éditer des articles et à répondre au courrier international de Mâ.
Vers la fin de sa longue vie, fortement encouragée par son entourage et la communauté des dévots, Atmananda a entrepris le travail minutieux de sélectionner elle-même les passages les plus profonds de ses carnets pour en faire un recueil.

- As The Flower Sheds, Its Fragrance : Diary Leaves of a Devotee (1947 à 1963)
Le titre fait écho à une célèbre description de Mâ par le yogi Swami Sivananda, qui l'appelait « la fleur la plus parfaite que le sol de l'Inde ait produite ».
L'ouvrage est paru pour la première fois en 1983, en anglais, publié à Calcutta par la Shree Shree Anandamayee Charitable Society. Une réédition importante a également vu le jour en 2020 par la Shree Shree Anandamaye Sangha.

"Présence de Mâ", éd. Les Deux Océans, 1985
C'est la traduction française de cet ouvrage. Le travail de sélection et de traduction de Josette Herbert se concentre rigoureusement sur les moments les plus universels et les enseignements spirituels directs. Certaines fioritures purement chronologiques ou détails de gestion quotidienne des ashrams présents dans le journal de bord anglais ont été allégés pour densifier le message spirituel.

L'introduction de l'édition originale anglaise de 1983 a été rédigée par l'écrivain et photographe britannique Richard Lannoy, considéré comme l'un des meilleurs récits courts sur la vie et l'aura de Mâ Ânandamayî.

anil ganguli

Anil Ganguli, dans le témoignage qu'il fait de sa première rencontre avec Mâ, en 1947, se décrit volontairement comme un homme pressé, fatigué, ignorant les subtilités des traditions spirituelles. C'était l'archétype de l'intellectuel urbanisé, rationnel et détaché de la ferveur religieuse.Il est devenu un disciple dévoué et le chroniqueur de Sri Ma Anandamayi.
Comme il le raconte lui-même, sa première rencontre, le 31 janvier 1947, dans un train de nuit entre Delhi et Calcutta, n'était pas planifiée. Simple voyageur sans réservation, il s'est retrouvé par hasard dans le compartiment réservé à Anandamayi Ma.
Touché par sa bienveillance immédiate alors qu'il s'attendait à être expulsé, cet événement a marqué le point de départ d'une nouvelle vie spirituelle entièrement consacrée à Mâ
Ses ouvrages, parmi lesquels "Anandamayi Ma: The Mother, Bliss Incarnate" et "Anandamayi Ma's Inscrutable Kheyal", offrent un aperçu intime de sa vie et de ses enseignements. Les écrits de Ganguli sont profondément personnels et reflètent sa relation étroite avec Mâ ainsi que ses expériences spirituelles profondes. Il a également contribué à diverses publications telles que "Ananda Varta" et "Amrita Varta", dans lesquelles il partage ses réflexions et ses expériences.

- Anandamayi Ma's Inscrutable Kheyal (1947)
L'ouvrage original en anglais a été publié pour la première fois en 1980 par la Shree Shree Anandamayee Charitable Society à Calcutta. Bien qu'il s'agisse d'un petit livret d'une cinquantaine de pages, il est depuis longtemps épuisé dans sa version physique originale.

- Anandamayi Ma: The Mother, Bliss-Incarnate
est le livre majeur et le plus complet écrit par Anil Ganguli, édité la première fois en 1983 (en anglais) par la Sangha.
L'ouvrage est particulièrement apprécié pour sa clarté et sa structure, offrant aux lecteurs anglophones une porte d'entrée à la fois rigoureuse et profondément dévotionnelle dans l'univers de Mâ.

Anil Ganguli est resté "househoulder", père de famille... Plutôt que de s'isoler dans une grotte ou de suivre une discipline ascétique stricte, Ganguli a canalisé sa transformation à travers sa plume. Il a mis sa rigueur d'esprit et sa culture au service de la mémoire de Mâ, en devenant l'un de ses biographes anglophones les plus fins et les plus accessibles pour le public moderne et occidental. Le fait qu'il soit resté laïc donne encore plus de poids à ses livres. Lorsqu'il écrit sur le kheyal d'Anandamayi Ma, il ne parle pas en théologien ou en moine coupé des réalités, mais en homme ordinaire qui a dû concilier le choc d'une rencontre divine avec sa vie quotidienne de citadin.

GANGESH CHANDRA CHAKRABORTY

Gangesh Chandra Chakraborty a commencé à suivre Anandamayi Mâ de manière intensive au cours des années 1950.
Comme d'autres proches disciples de Mâ, Gangesh Chandra faisait partie de ce cercle d'érudits bengalis fascinés par la spiritualité d'Anandamayi Ma. Il s'est attaché à préserver ses expressions exactes pour les générations futures, évitant de sur-interpréter ses réponses théologiques.
Gangeshchandra appartenait au premier cercle des dévots qui ont côtoyé Mâ Ânandamayi à une époque où elle parcourait le Bengale. Ses livres sont considérés comme des documents historiques et spirituels importants, car ils racontent de manière vivante comment Mâ s'est éveillée à sa propre nature divine (ce qu'elle appelait ses jeux spirituels ou lilas) depuis son village natal de Kheora (aujourd'hui au Bangladesh). Il a contribué à consigner par écrit les paroles, les miracles et les états de transe (samādhi) dans lesquels Mâ Ânandamayi entrait fréquemment, aidant ainsi à formaliser et à diffuser son enseignement en Inde.

- Sri Sri Anandamayee Maa Kathamrita
C'est un recueil de transmissions orales directes, publié initialement autour de 1960 par Raman Prakashani à Calcutta (en Bengali)
Le terme Kathamrita (littéralement "le nectar des paroles") est extrêmement fort en Inde. Il fait directement référence au "Sri Sri Ramakrishna Kathamrita".
En nommant son œuvre ainsi, Gangeshchandra indique qu'il a noté mot à mot les dialogues, les questions des visiteurs et les réponses spontanées de Mâ Ânandamayi lors de ses assemblées (satsangs).
La prestigieuse maison d'édition indienne Dey's Publishing publie une nouvelle édition reliée de Sree Sree Anandamoyee Ma Kathamrita, 2015

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Shree Shree Anandamayee Ma Leela-prasanga
Un travail biographique et chronologique plus vaste, en 1965, axé sur les manifestations mystiques observées directement par l'auteur (en Bengali).Le choix du titre est calqué sur le Sri Ramakrishna Leela-prasanga (la biographie spirituelle et historique majeure de Ramakrishna).
Dans cet ouvrage, Gangeshchandra n'analyse pas, il décrit les Lilas — les "jeux divins", les extases (bhava), les manifestations mystiques et les déplacements constants de Mâ à travers l'Inde.

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Paramayogini Anandamayi Ma
Publié en plusieurs parties, en 1967, c'est l'un de ses ouvrages majeurs qui détaille la vie de Mâ, ses années de formation et ses révélations divines.Une synthèse biographique formelle qui asseoit la réputation de Gangesh Chandra comme l'un des biographes les plus précis de la sainte en langue bengalie.

Le Kathamrita et le Leela-prasanga de Gangeshchandra Chakrabarty sont écrits dans un bengali dévotionnel très dense, propre aux cercles spirituels du Bengale du début et du milieu du XXe siècle. L'œuvre de Gangeshchandra est restée un trésor local, principalement disponible pour les érudits bengalis de Calcutta ou du Bangladesh.
Bien qu'il n'existe aucun livre relié de Gangeshchandra en anglais, de courts extraits et des citations de ses œuvres ont parfois été traduits au fil des décennies dans Ananda Varta,
L'absence de traduction majeure de l'œuvre de Gangeshchandra s'explique par la nature intime de son style d'écriture, qui fusionne un langage parlé très local et une immense érudition philosophique. Anandamayi Ma s'exprimait souvent de manière sibylline, utilisant des aphorismes poétiques ou des jeux de mots fondés sur les sonorités du bengali. Chakraborty s'est interdit de "lisser" ou de moderniser cette parole.
En résumé, l'œuvre de Gangeshchandra est un chef-d'œuvre de préservation mémorielle, mais sa richesse est si viscéralement liée aux structures de la langue bengalie et à la théologie indienne qu'une traduction brute en perdrait toute la sève mystique.

Richard Lannoy

Richard Lannoy arrive à Varanasi (Bénarès) en 1954 comme jeune photographe pigiste à la recherche de sujets. C'est une amie autrichienne, Blanca Schlamm (proche de l'entourage de Jiddu Krishnamurti), qui lui parle de Ma Anandamayi.
Initialement venu pour un reportage photo classique, Lannoy est profondément touché par la présence de Ma. Il obtient l'autorisation exceptionnelle de la photographier de très près avec un appareil à haute vitesse. Ses clichés en noir et blanc capturent ses expressions, ses éclats de rire et ses transes avec un réalisme rare.
La quasi-totalité des clichés pris sur le vif par Richard Lannoy date de ses séjours réguliers dans les différents ashrams de Mâ entre 1954 et 1958.

Lannoy n'a pas publié ces travaux immédiatement dans un livre dédié. Il a laissé mûrir ses notes, ses impressions et ses archives photographiques pendant des décennies tout en continuant d'étudier la culture indienne.
C'est près de 14 ans après la disparition de Ma Anandamayi, qu'il décide d'assembler ses photos mémorables et ses retranscriptions d'enseignements pour publier l'ouvrage chez Element Books.
Les écrits de Richard Lannoy sont reconnus pour leur sensibilité et leur rigueur, dépeignant Mâ comme une figure à la fois profondément simple et d'une complexité insondable. L'auteur a travaillé en étroite collaboration avec le Shree Shree Anandamayee Sangha à Varanasi, pour garantir l'authenticité des enseignements retranscrits.

- Anandamayi: Her Life and Wisdom (1954-1958)
Essai richement illustré de photographies, Ed. Element Books, 1996 (en anglais)
L'ouvrage inclut ses propres clichés, pris en Inde lors de moments de spontanéité ou pendant des séances de questions-réponses. Ses images saisissent avec une grande vivacité l'expressivité et la dimension rayonnante de Ma Anandamayi.

Le livre retrace le parcours fascinant de Ma Anandamayi, depuis sa jeunesse dans un village de l'est de l'Inde jusqu'à son statut de personnalité spirituelle majeure. Le texte explore sa fulgurante métamorphose spirituelle : d'une jeune femme en proie à des états d'extase spontanés, elle est devenue une sage vénérée à travers tout le sous-continent indien.

L'auteur évite les généralités en s'appuyant très largement sur les propres mots de Ma Anandamayi, compilant ses réponses aux questions, ses conseils spirituels et son enseignement. Elle y aborde des notions fondamentales telles que la recherche de la Vérité, l'abandon à la volonté divine, la non-dualité et l'universalité des religions.

Dr Premlata Srivastava

Premlata Srivastava a rencontré Mâ Ânandamayî alors qu'elle était enfant. Ses parents connaissaient Mâ et allaient la visiter quand ça leur était possible. Mais son premier darshan dont elle s'est souvenu avec précision remonte à 1958, lorsqu'elle avait vingt ans et qu'elle étudiait la médecine à la faculté de médecine de Lucknow.
Tout comme Bithika Mukerji et Padmaji, elles faisaient toutes partie du premier cercle des proches dévots et des intellectuels qui entouraient Sri Mâ Ânandamayî.
Après avoir obtenu son diplôme, en 1967, Premlata a rejoint le Railway (Indian Railway Medical Service) en tant que docteur exerçant pour les chemins de fer à Kashi (Varanasi).
Parallèlement à sa vie de médecin, la Dr Srivastava était restée une fervente disciple et dévote de Sri Sri Ma Anandamayi. Elle a passé une grande partie de sa vie à ses côtés.
En 1968, Mâ lui a suggéré de prendre la Diksha, ce qu'elle a fini par accepter.
Vers 1970, elle écrivait pour la revue "Ananda Varta" sous son nom de jeune fille (Kumari Prem Lata) avec des essais personnels très touchants comme "Ma - My Mother"
Sri Mâ lui avait demandé à plusieurs reprises d'écrire quelque chose, de prendre la plume pour noter ses observations, pour consigner par écrit la vie, les enseignements, ainsi que les chroniques des saints et des dévots de l'Ashram.

Dr Premlata Srivastava a pris une retraite anticipée en 1989, à l'âge de 51 ans, pour s'investir totalement dans la tâche que Mâ lui avait confiée à l'époque ; écrire.
Libérée des obligations hospitalières, elle a pu passer une grande partie de son temps à trier ses notes, à se recueillir et à accomplir le travail d'écriture demandé.

- The Divine Mother Shri Shri Ma Anandamayee
édité par National Book Organisation, Inde, 1995 (en anglais)
"Shree Shree Ma Anadamayee ; Ya Devi Servbhuteshu" (en hindi)
Dans cet ouvrage, Dr Premlata Srivastava retrace la vie et l'époque de Sri Mâ, avec notamment des chapitres consacrés aux fidèles, aux saints et aux enseignements de Sri Mâ.

Les récits de la Dr Srivastava sont imprégnés d'une grande intimité. Son style combine la clarté d'esprit d'un médecin et l'humilité d'une disciple en quête spirituelle, la dévotion d'une enfant face à sa Mère.

ouvrages collectifs

the holy chronicle

Il s'agit d'une compilation réalisée par la Sangha, il n'y a donc pas d'auteur à proprement parler. Les véritables « sources » des textes sont les disciples directs de Mâ Anandamayi, comme Gurupriya Devi, Prof. A.K. Datta Gupta ou Swami Virajananda qui, pendant des décennies, ont tenu des journaux intimes précis ou noté ses paroles.

Ce recueil est une tentative de dresser un compte rendu détaillé des activités quotidiennes de Mâ entre 1958 et 1964.
La source écrite la plus complète et la plus importante concernant Mâ est constituée par les journaux intimes de Gurupriya Didi ; c’est donc ces journaux qui constituent le fondement de cet ouvrage. Les volumes 15, 16 et 17 ont été largement cités, et aucun de ces documents n’avait été précédemment traduit en anglais, à l’exception de quelques extraits parus dans "Ananda Varta".
Pour compléter les écrits de Didi, d'autres auteurs ont été consultés. Il convient de mentionner tout particulièrement les dix volumes, en bengali, d’Amulya Datta Gupta.
Il y a consigné, avec une grande rigueur et une profonde compréhension, bon nombre des conversations qui ont eu lieu à Varanasi, avec d’éminents fidèles tels que Shri Gopinath Kaviraj et Shri Kalipada Guha Roy.
La revue "Ananda Varta" est une mine d'informations et a contribué à la rédaction de cette compilation.  
Ont été abondamment cité Atmananda, ainsi que Melita Maschmann.
Anil Ganguli écrivait à la fois en bengali et en anglais, et des extraits de ces deux langues figurent dans ces pages. Cependant, la majorité des articles de la Chronique sont des traductions récentes du bengali.

- The Holy Chronicle (1958 – 1964) ; Glimpses of the Lila of Shree Shree Anandamayee Ma
Il s'agit d'un projet de documentation majeur publié en 2019 par l'organisation officielle Shree Shree Anandamayee Sangha.

C'est un livre imposant de 647 pages rédigé en anglais, couvrant la période allant de 1958 à 1964. Il compile de façon chronologique : Ses activités quotidiennes et ses voyages incessants à travers l'Inde, ses discours, satsangs. Mais aussi les célébrations, pujas et utsavs organisés dans ses différents ashrams.

La Sangha présente la première édition comme une œuvre ouverte. Elle fournit une adresse dédiée (chronicleofma@gmail.com) pour inciter la communauté mondiale à envoyer des récits vérifiables, des traductions alternatives et des journaux d'époque afin d'enrichir les futurs volumes.

Ma anandamayee

Sunil Guha était un fervent disciple de Ma Anandamayi, un intellectuel et le coordinateur officiel du comité des publications de la Sangha. Il écrivait régulièrement pour Amrit Varta, la revue trimestrielle officielle de l'ashram, où il partageait ses analyses sur la portée universelle des enseignements de Mâ.
Pour le centenaire de la naissance de Mâ, l'organisation a souhaité compiler un grand ouvrage anthologique capable de mettre en évidence l'impact de Mâ sur l'identité spirituelle de l'Inde contemporaine. Et c'est Sunil Guha qui a contacté les différents contributeurs (philosophes, juges, professeurs d'université) pour solliciter des essais spécifiques ;
Le livre rassemble des essais, des conférences et des témoignages rédigés par une constellation d'érudits, de philosophes et de disciples intimes. Il explore plusieurs facettes de la vie et des enseignements de Mâ. Comment sa vie a incarné les plus hauts idéaux du Sanatana Dharma (l'hindouisme universel). Son rôle en tant que phare spirituel pour l'Inde moderne, ayant influencé des figures historiques majeures comme Mahatma Gandhi, Jawaharlal Nehru et Indira Gandhi.
Le recueil contient notamment des articles d'universitaires et de personnalités reconnues comme le professeur Bireshwar Ganguly, qui analyse son statut de véritable représentante de la culture indienne.

- Ma Anandamayee - Embodiment of India's Spiritual and Cultural Heritage ouvrage collectif et anthologique publié sous la direction de Sunil Guha et édité par la Shree Shree Anandamayee Sangha, 1997 (en anglais)
Conférences et communications présentées par une pléiade d'éminents érudits et dévots lors d'un séminaire national en décembre 1997 à Calcutta à l'occasion des célébrations du centenaire de la naissance de Sri Sri Ma.
L'ouvrage a été officiellement imprimé et présenté à Kankhal lors de la semaine sainte du Sanyam Saptah, un événement majeur de l'ashram, en 2005

Parmi les contributeurs, on notera ; Sri Dilip Kumar Roy (essai biographique et poétique sur Mâ), Dr. Vidya Niwas Mishra (il raconte l'essence spirituelle des séjours de Mâ à l'ashram de Vindyachal), Prof. Bireshwar Ganguly (essai sur Ma et ses agissements en tant que Jagat-Guru), Dr. M. Hafiz Sayed (regard sur la dimension interreligieuse et universelle de Mâ)... sans oublier des hommes politiques, ambassadeur et hauts fonctionnaires...