Satsang avec Mâ
Il est indispensable de garder votre esprit dans un environnement clair et pur et d’avoir des discussions sur Dieu et la spiritualité. Gardez toujours ceci prêt à l’esprit.
Q : Quel est le sens du mot ânandamayî ?
Mâ : Depuis la nuit des temps ânandamayî a été l'épithète qui désignait Bhagavati (le Divin conçu en tant que Mère).
änandamayî ["Tout de Félicité"] est en fait contenu en toutes choses. Aussi est-il dit que là où se trouve un homme, là est Shiva, et que là où est une femme est Gauri [Pârvatî, sa Shakti].
(Satsang rapporté dans Ânanda Vârtâ)
Q : Où trouver le guru ?
Mâ : Cherchez en vous-mêmes.
Q: Comment chercher ?
Mâ : Si vous avez perdu votre enfant, comment le cherchez-vous ?
On demanda à Mâ :
" Une personne qui a vu Dieu peut-elle Le faire voir aux autres ? "
Elle répliqua qu'on ne pouvait avoir Sa vision que lorsque le temps était venu.
Celui qui a lui-même cette vision peut aider les autres dans ce sens seulement jusqu'à un certain point.
La vision elle-même n'est possible que par la grâce de Dieu.
Q : Pourquoi doit-on avoir le regard focalisé quand on suit le Chemin ?
Mâ : Le regard, c’est Lui et le ‘pourquoi’, c’est aussi Lui.
Tout ce qui est révélé ou caché où que ce soit et de quelque manière que ce soit est ‘Toi’, est ‘Je’.
La négation, tout comme l’affirmation, est également ‘Tu’ –le Un.
Q : On dit que Dieu est tout en tout. Rien n’arrive sans qu'Il ne le veuille.
Ainsi donc, pourquoi devrait-on nous blâmer pour nos péchés ?
Mâ : Tout est Lui seul. Bien et mal sont aussi Lui-même.
Il ressent de la joie dans le bien qu'il fait et c’est lui-même qui souffre des conséquences des mauvaises actions.
Je vous vois comme Lui qui est en train de dire qu'Il souffre.
Il est heureux, et Il est misérable.
Tel est son jeu, lîlâ, depuis la nuit des temps.
Q : Quelle est l'utilité de toute cette lutte ?
Mâ : Elle est très utile.
Un enfant, tandis qu'il étudie, ne comprend pas combien de connaissances il est en train d'acquérir.
Quand il a de bonnes notes à ses examens, ils se sent heureux. De même, quand le temps viendra, vous vous rendrez compte de combien de progrès vous avez fait.
Continuer à vivre dans le souvenir de Dieu.
Ce qui est agréable, preyas, est bon en apparence ; ce qui est réellement bon, shreyas, est en apparence difficile et désagréable.
Il est nécessaire de rendre ce qui est réellement bon agréable aussi.
Q : Si quelqu'un se tourne vers la religion dans ses vieux jours, est-ce qu’il sera capable de maintenir un calme de l'esprit à l'heure de la mort ?
Mâ : Il y a des attirances et influences innombrables qui déterminent le style de vie d'une personne, on ne peut donc rien dire en ce qui concerne sa dernière heure.
Ce corps dit : tout est possible, il n'est donc pas bon de restreindre sa vision.
Q : Qui peut être appelé Mère ?
Quelles sont les caractéristiques d'une mère ?
Mâ : Personne n'est appelé mère. Une mère est une mère. Ceux qui deviennent ses enfants savent ce qu'il en est d'elle !
"En voyant le visage radieux de Mâ Ânandamayî et en entendant son rire, vous devinez qu'elle est une incarnation de la joie. Touché par la caresse de son regard, vous savez que son cœur déborde d'amour pour tous les êtres. En écoutant Son enseignement, si simple et si clair, vous comprenez qu'Elle est en possession de toute la Sagesse. Mais on ne peut dire si c'est la Joie, l'Amour ou la Sagesse qui est à l'origine de tout cela, car avec Elle, les trois sont inextricablement et indissolublement mêlés - l'un ne pourrait exister sans les autres.
La joie que vit Mâ Ânandamayî n'est pas celle que nous connaissons dans la vie mondaine, où le plaisir et la douleur, l'espoir, le regret et la désillusion, l'attirance et la répulsion se succèdent, naissant l'un de l'autre. Ce n'est pas non plus un calme égocentrique d'une rigidité stoïque qui érige autour de lui un rempart d'indifférence. C'est une joie débordante, irrépressible, qui s'exprime dans la gaieté, qui ne connaît pas d'obstacles, parce qu'elle est profondément enracinée dans l'Absolu, au-delà des dualités du bien et du mal, du moi et du non-moi, de l'agréable et du désagréable, parce que sa base inébranlable est l'Amour et la Sagesse."
Dr. Alexander Lipski
"Life and teaching of Srî Ânandamayî Mâ"
Madame M. a demandé ce que signifiait vraiment la doctrine chrétienne du salut par la foi dans le Christ sanctifié.
Mâ : Il y a bonheur et souffrance, péché et vertu, vie et mort : ces couples d'antagonismes sont la croix sur laquelle le Christ est crucifié.
Mais il est la vérité éternelle qui transcende la dualité, c'est pourquoi il a souri sur la croix. C'est ce que nous devons faire.
C'est là notre sauveur. C'est aussi la voie hindoue. C'est aussi l'idéal des rishis.
Méditez sur le Christ en tant que lumière du monde, la lumière intérieure comme la lumière extérieure du soleil et de la lune.
Tous sont en lui et Il est dans tous.
Il est la lumière entre vos sourcils.
Si pendant la méditation vous avez des visions de Kali, Durgâ, Mâ, Shiva, considérez-les également comme des formes du Christ et non pas comme des formes distinctes de lui. Si vous rencontrez un grand être spirituel, dites-vous : "C'est le Christ qui s'est révélé à moi sous cette forme même".
Toutes les formes sont ses formes. Il est vaste, et n'est pas uniquement limité à la forme de Jésus.
Considérez votre demeure comme celle du Seigneur.
Brûlez de l'encens et réservez un siège spécial pour la méditation.
Méditez et lisez des textes sacrés. Laissez vos enfants vivre leur vie et passez la vôtre en contemplation.
