Mâ
Q : Une mère fait tout pour ses enfants. Mâ s'il vous plaît, faites aussi tout pour nous !
Mâ : (riant) Petit malin, qui veut apprendre à sa mère ce qu'elle doit faire !
Si vous devenez réellement un enfant, vous dépendrez totalement de la mère et la laisserez agir à sa guise.
Q : Quand vous serez partie, nous nous sentirons très seuls : comment ferons-nous ?
Mâ : Je ne pars jamais. Pourquoi voulez-vous me repousser au loin ? Je suis toujours avec vous.
Q : Alors, demeurez-vous dans nos coeurs ?
Mâ : Dans vos coeurs ? Pourquoi voulez-vous m'enfermer dans un endroit particulier ?
Sang de votre sang et moelle de vos os, voilà ce que je suis. C'est la vérité, je ne dis jamais de mensonges.
Le lendemain soir, dans une salle bondée (il y avait essentiellement des femmes), Mâtâjî a dirigé le kirtan et a chanté Hé Bhagavan et Sita Ram, Prana Ram. Quelqu'un dit à nouveau :
Q : nous sommes venus vous voir chaque jour. Maintenant que vous partez, notre vie va nous sembler vide sans vous. Que faire ?
Mâ : Pourquoi dites-vous que je m'en vais ? Je suis votre petit enfant et je suis toujours avec vous. Souvenez-vous de cela : je suis toujours avec vous. Je ne vous demande pas de faire des rétentions de son élève, de vous asseoir le dos droit, de vous purifier. Tel que vous êtes, je suis avec vous. Un enfant est avec ses parents, quelle que soit leur caractéristiques.
Q : Nous vous considérons comme notre Mère, pas comme notre enfant.
Mâ : Mère, c'est aussi très bien.
Une mère quitte-t-elle ses enfants ? Non, jamais.
Quand on lui posait des questions sur elle-même, elle disait :
" Ce corps est toujours dans le même état, sans aucun changement.
Ce n'est que votre attitude qui vous pousse à considérer un aspect particulier comme étant ordinaire ou extraordinaire. "
Elle ajoutait :
" L'univers est un jeu divin, vous avez le désir de jouer et donc vous êtes attirés par le rire et le côté joueur de ce corps.
S'il avait pris une pose grave et immobile, vous ne seriez pas venus vers lui.
Apprenez à jouer d'une manière très belle le jeu de la joie (ânanda ka khel) ; ainsi, dans le jeu même, vous atteindrez le sommet du jeu.
Comprenez-vous ? "
Q : Quel est le sens du mot ânandamayî ?
Mâ : Depuis la nuit des temps ânandamayî a été l'épithète qui désignait Bhagavati (le Divin conçu en tant que Mère).
änandamayî ["Tout de Félicité"] est en fait contenu en toutes choses. Aussi est-il dit que là où se trouve un homme, là est Shiva, et que là où est une femme est Gauri [Pârvatî, sa Shakti].
(Satsang rapporté dans Ânanda Vârtâ)
Question : Mâ, êtes-vous du Nord ou du Sud de l'Inde ? Quel est votre état d'élection, est-ce le Bengale, le Gujarat ou l'Uttar Pradesh ?
A quel culte vous rattachez-vous ? Au Vishnouisme ou au Shivaïsme ?
Mâ : Je n'appartiens à aucune région, ni à aucun état particulier.
Je ne relève d'aucune caste ni d'aucun culte spécifique.
Mais, en fonction de votre imagination, je semble être ce que vous voulez que je sois.
Baba Prakashânanda : Mâ dit qu'elle n'a aucune qualité particulière et qu'elle n'est limitée par aucun attribut tels que ceux de nationalité, de caste, de culte, etc...
La vraie nature de Mâ, c'est le Brahman omniprésent, l'Absolu.
Si le disciple croit en cela avec une foi ferme, alors seulement sa pratique spirituelle sera couronnée de succès.
S’il considère Mâ comme un individu particulier appartenant à une caste et un culte particuliers, alors ses pratiques spirituelles ne donneront pas leur fruit.
C'est pour cela que Mâ a dit : "Je vous apparais en fonction de ce que vous m'attribuez, mais, en vérité, je ne suis concernée par aucun de ces attributs."
Les disciples doivent se souvenir de cet enseignement s'ils veulent progresser.