Satsang avec Mâ
Il est indispensable de garder votre esprit dans un environnement clair et pur et d’avoir des discussions sur Dieu et la spiritualité. Gardez toujours ceci prêt à l’esprit.
Quelqu'un demanda :
Q - Quelle preuve y a-t-il que Dieu est ?
Mâ - Quelle preuve y a-t-il que vous êtes ?
Q - C'est simple. Je perçois que je suis.
Mâ - Qui est ce "je" ?
Q - Mâ, je ne veux pas entrer plus loin dans ce débat philosophique. Je veux savoir, de vous, franchement et simplement, si Dieu est une réalité ?
Mâ répondit avec énergie :
Dieu est réel, tout comme vous l'êtes.
La relation est éternelle entre Dieu et l'homme ; mais dans son Jeu parfois elle est évidente, parfois elle est rompue ou plutôt semble rompue.
Dans cette relation éternelle vous pouvez entrer à tout moment.
"Nous essayons de transcrire ce que Ma dit de notre mieux."
En entendant ceci Mâ rit et dit :
- Qu’est-ce que cela va vous apporter d’écrire tout cela ?
Il y a tant de mahatmas qui ont écrit tellement de choses.
Dieu vous donne des leçons d’un si grand nombre de manières différentes, n’est-ce pas suffisant ?
Cela ne fera qu’un ouvrage de plus du même genre ; Qu’allez-vous écrire de nouveau ?
Rien n’est nouveau, tout est ancien.
En disant cela, elle se mit à rire comme une enfant….
Un jour un monsieur demanda à Mâ après l’avoir vue en samadhi :
Q : Vous étiez évidement en communion avec Dieu ; maintenant vous devez redescendre à notre niveau pour nous dire des choses qui puissent nous aider.
Shri Mâ sourit et dit :
Mâ : Etes-vous différents de Dieu ? je ne sens ni montée ni descente.
A mes yeux tout est identique. Seules les réactions corporelles diffèrent.
Vous voir vous-même en chacun et réaliser que chacun est en vous-même, c’est le but suprême de la connaissance spirituelle.
Q : Qu'est-ce qui est bon pour moi ? Mener une vie active dans le monde ou une vie contemplative retiré du monde ?
Mâ : Vivez celle des deux à laquelle vous pourrez vous donner coeur et âme. C'est la bonne !
"J'avais trouvé beaucoup d'hommes avec une réalisation de Dieu en Inde, mais jamais je n'avais rencontré une femme sainte aussi exaltée.
Son doux visage était illuminé par la joie ineffable qui lui avait valu le nom de Mère bienheureuse, et de longues tresses noires flottaient derrière sa tête non voilée.
Un point rouge de pâte de bois de santal sur son front symbolisait l'œil spirituel, toujours ouvert en elle.
Un petit visage, de petites mains, de petits pieds - un contraste avec sa grandeur spirituelle !
En moi, j'entends encore sa voix, un écho d'une douceur sans mesure :
"Voici, maintenant et toujours un avec l'Eternel,
'Je suis toujours la même'."
"J'ai été stupéfaite que Sri Ma entre si naturellement dans un état "d'ivresse divine", un état convoité par les sadhakas de tous les temps.
Non, pas "ivresse divine", son état ne peut être appelé ainsi, je ne sais pas comment décrire un état qui était à la fois sublime et normal.
Ce jeu entre les dimensions de normalité et de transcendance était une caractéristique constante et inaliénable du comportement de Sri Ma.
Parfois, on le comparait à un jeu soudain d'éclairs dans le ciel. Une description est la suivante :
"C'était comme faire l'expérience simultanée de la lumière du soleil et du clair de lune. Avant d'être ébloui et submergé par les rayons du soleil, on était apaisé et rassuré par les doux rayons de lune".
Gurupriya Devi
Question : Qu'est-ce que la "Grâce du Guru" ?
Réponse : Lorsque le Guru accorde ses instructions, ainsi que la capacité de les traduire en action - c'est sa Grâce. La grâce est déversée à tout moment. Mais elle ne peut pas entrer car le réceptacle est à l'envers. Quand on devient réceptif, on est capable de recevoir la Grâce. Le moyen de retourner le réceptacle dans le bon sens est d'obéir à la lettre aux ordres du gourou.
En vertu du yoga de la pratique soutenue, le voile se déchirera et le Soi se révélera - on avancera vers sa vraie demeure.
Tant qu'il y aura des envies, on naîtra encore et encore ; en d'autres termes, l'existence physique se poursuit à cause du sentiment de manque. Par une pratique spirituelle soutenue, on peut s'en libérer. Pour que le fait de l'union éternelle de l'homme avec l'Unique puisse être révélé, il faut suivre les commandements du gourou.
En agissant ainsi, on devient digne de sa grâce.
Le Guru, dans sa compassion, indique à chacun son propre chemin, le chemin qui mène à la réalisation du Soi.
Il existe deux types de grâce, à savoir avec et sans cause ou raison. La première est obtenue comme résultat de nos actions ; mais lorsqu'on comprend que l'on ne peut arriver à rien par ses propres efforts, on reçoit la grâce sans cause ni raison.
De l'état d'impuissance totale, elle élève l'homme.
Question : Quels sont les avantages que l'on peut tirer du hatha yoga - et quels sont ses inconvénients ?
Réponse : Que signifie "hatha" ?
Faire quelque chose par la force. "Être" est une chose et "faire" en est une autre. Quand il y a "être", il y aura la manifestation de ce qui doit être manifesté, grâce au prana qui fonctionne dans un centre particulier du corps.
Mais si le hatha yoga est pratiqué comme un simple exercice de gymnastique physique, l'esprit ne sera pas transformé le moins du monde.
L'exercice physique améliore la forme du corps. On entend assez souvent parler de cas où l'abandon de la pratique des postures yogiques (asanas) a entraîné des troubles physiques. Tout comme le corps s'affaiblit par manque de nourriture adéquate, l'esprit a besoin d'une nourriture appropriée. Lorsque l'esprit reçoit une nourriture appropriée, l'homme se dirige vers Dieu, alors qu'en s'occupant du corps, il ne fait qu'accroître sa mondanité. La simple gymnastique est une nourriture pour le corps. Lorsque la forme physique résultant du hatha yoga est utilisée comme une aide à l'effort spirituel, elle n'est pas gaspillée.
Sinon, ce n'est pas du yoga mais du bhoga, de la jouissance.
Dans l'être sans effort se trouve le chemin vers l'infini. Si le hatha yoga ne vise pas l'Éternel, il n'est rien de plus qu'une gymnastique. Si, dans le cours normal de la pratique, on ne ressent pas Son contact, le yoga n'a servi à rien.
On rencontre des personnes qui, en s'adonnant à toutes sortes d'exercices yogiques comme le neti, le dhauti et autres, sont tombées gravement malades.
Un professeur compétent, qui comprend chaque changement dans le mouvement du prana du disciple, l'accélère ou le retient en conséquence - tout comme un timonier dirige un bateau en gardant le gouvernail fermement sous contrôle en permanence. Sans une telle direction, le hatha yoga n'est pas bénéfique.
Celui qui veut être un guide doit avoir une connaissance directe de tout ce qui peut se produire à n'importe quel stade, doit le voir avec la parfaite acuité de la perception directe. Car n'est-il pas le médecin sur le chemin du Suprême ? Sans l'aide d'un tel médecin, on peut craindre de se blesser.
Tout devient lisse une fois que la bénédiction de Son toucher a été ressentie. Par conséquent, il est préjudiciable de ne pas faire l'expérience de ce "toucher". Il faut entrer dans le rythme de sa vraie nature. Sa révélation, telle un éclair, nous attirera vers elle instantanément, irrésistiblement ; il arrive un moment où aucune autre action n'est nécessaire. Tant que ce contact n'est pas établi, consacrez à Dieu toutes les inclinations ou désinclinations que vous pouvez avoir - consacrez-vous au service, à la méditation, à la contemplation, à tout ce qui est de ce genre.
