Amour Divin
Q : (...)
Mâ : Vous vous demandez si les pensées de chacun atteignent ce corps : Oui, oui, oui !
Un jour je demandai à Mâtâjî :
" Quand votre corps est saisi par un état d'extase (bhâvâvesh) voyez-vous apparaître devant vous des dieux ou des déesses '? "
Mâ répondit :
" Ici, il n'y pas de notion de résultat pour moi.
Je n'ai pas besoin de ces visions.
Vous voulez voir les signes de l'extase, c'est pour cela qu'ils se manifestent de temps en temps dans ce corps.
Quand on souhaite quelque chose avec une pleine intensité, sa réalisation ne manque pas de s'ensuivre.
Ce n'est qu'en s'immergeant dans le Nom divin qu'on peut se mettre à plonger dans l'océan des formes.
Quand on ne sépare plus le Nom et Celui qui est nommé, le sentiment du monde extérieur disparaît et l'énergie lumineuse propre au Nom s'épanouit d’elle-même."
Q : Qu'est une mère ? (mâti)
Mâ : Une mère ? (Mâ désigne le sol !) Ceci est la mère — la terre.
(Rapporté dans Ânanda Vârtâ)
Une dame avec un bébé dans les bras était venue voir Mâ qui s’entretenait avec de nombreux visiteurs et visiteuses.
En entrant, la dame demanda : ‘Où est la Mère ici ?’
On lui désigna Mâ. Eut lieu alors la conversation suivante:
Q : On dit que vous êtes Mère. Où sont vos fils et vos filles.
Mâ : Ici (en désignant son coeur)
Q : Où est votre mari ?
Mâ : Ici (avec le même geste)
Q : Où sont vos parents ?
Mâ : (avec un sourire) Ici en ce coeur
Q : Votre maison ?
Mâ : (Avec le même geste) Ici !
La dame qui posait ces questions semblait complètement déconcertée, n’arrivant pas à comprendre ce à quoi Mâ faisait allusion.
Mâ le remarqua et avec sa façon habituelle d’apaiser et de convaincre lui dit :
Mâ : Ici en ce corps il y a tout ce qui se trouve dans l’univers –père, mère, fils et fille et tous les êtres crées.
De cet Un tout tient son être. Dans cet Un tout existe, tout persiste et finalement tout se fond.
Madame M. a demandé ce que signifiait vraiment la doctrine chrétienne du salut par la foi dans le Christ sanctifié.
Mâ : Il y a bonheur et souffrance, péché et vertu, vie et mort : ces couples d'antagonismes sont la croix sur laquelle le Christ est crucifié.
Mais il est la vérité éternelle qui transcende la dualité, c'est pourquoi il a souri sur la croix. C'est ce que nous devons faire.
C'est là notre sauveur. C'est aussi la voie hindoue. C'est aussi l'idéal des rishis.
Méditez sur le Christ en tant que lumière du monde, la lumière intérieure comme la lumière extérieure du soleil et de la lune.
Tous sont en lui et Il est dans tous.
Il est la lumière entre vos sourcils.
Si pendant la méditation vous avez des visions de Kali, Durgâ, Mâ, Shiva, considérez-les également comme des formes du Christ et non pas comme des formes distinctes de lui. Si vous rencontrez un grand être spirituel, dites-vous : "C'est le Christ qui s'est révélé à moi sous cette forme même".
Toutes les formes sont ses formes. Il est vaste, et n'est pas uniquement limité à la forme de Jésus.
Considérez votre demeure comme celle du Seigneur.
Brûlez de l'encens et réservez un siège spécial pour la méditation.
Méditez et lisez des textes sacrés. Laissez vos enfants vivre leur vie et passez la vôtre en contemplation.