Mâ
Q : Vos réponses sont tellement en accord avec nos Ecritures que vous n'avez pas étudiées...
Comment est-ce possible ?
Mâ a répondu :
Mâ : Il y a le grand livre de la vie.
Si on s'y plonge profondément, toutes les vérités expliquées par les Ecritures sont là, prêtes à se révéler !
Q : (...)
Mâ : Vous vous demandez si les pensées de chacun atteignent ce corps : Oui, oui, oui !
Question : Qu'êtes-vous en réalité ?
Réponse : Comment une telle question peut-elle surgir dans votre cœur ?
La vision des dieux et des déesses apparaît en fonction de la disposition héréditaire de chacun. Je suis ce que j'étais et ce que je serai ; je suis tout ce que vous concevez, pensez ou dites.
Mais, plus précisément, ce corps n'est pas né pour récolter les fruits du karma passé.
Pourquoi ne pas considérer que ce corps est l'incarnation matérielle de toutes vos pensées et idées ? Vous l'avez tous voulu et vous l'avez maintenant. Alors, jouez avec cette poupée pendant un petit moment. Il serait vain de poser d'autres questions à ce sujet.
Un jour que nous étions seuls ensemble j'eus la curiosité de lui demander :
"Mâ, faites-moi savoir ce que vous êtes en réalité. "
Mâ se mit à rire aux éclats:
" Comment cette question puérile a pu se poser ?
Les êtres vivants ont la vision (darshan) de telle ou telle divinité selon leurs conditionnements passés (prârabdha karma)
Ce que j'étais auparavant, je le suis aujourd'hui et je le serai par la suite.
Je suis juste ce que vous dites et ce que vous pensez à cet instant.
Il faut savoir, il est vrai, que ce corps n'est pas né pour consommer le karma d'une vie antérieure (prârabdha karma).
Il vous suffit de comprendre que ce corps est l'incarnation de votre état de demande intérieure ; vous l'avez désiré et appelé, c'est pourquoi vous l'avez obtenu.
C'est le moment du jeu (lîlâ) avec cette forme ; que gagneriez-vous à en savoir plus ? "
Je lui dis :
" Votre réponse ne me satisfait pas. "
Elle répondit :
" Que veux-tu connaître de plus ? Dis-le, dis-le ! "
A son regard et à l'expression de son visage, il était clair qu'elle était alors identifiée à la déesse.
Saisi de crainte et d'émerveillement tout à la fois, je gardai le silence.
Q : Dites, Mère, que vous nous appartenez !
Mâ : J'appartiens à tous, partout.