Progrès spirituel
Q : On dit que Dieu est tout en tout. Rien n’arrive sans qu'Il ne le veuille.
Ainsi donc, pourquoi devrait-on nous blâmer pour nos péchés ?
Mâ : Tout est Lui seul. Bien et mal sont aussi Lui-même.
Il ressent de la joie dans le bien qu'il fait et c’est lui-même qui souffre des conséquences des mauvaises actions.
Je vous vois comme Lui qui est en train de dire qu'Il souffre.
Il est heureux, et Il est misérable.
Tel est son jeu, lîlâ, depuis la nuit des temps.
Q : Quelle est l'utilité de toute cette lutte ?
Mâ : Elle est très utile.
Un enfant, tandis qu'il étudie, ne comprend pas combien de connaissances il est en train d'acquérir.
Quand il a de bonnes notes à ses examens, ils se sent heureux. De même, quand le temps viendra, vous vous rendrez compte de combien de progrès vous avez fait.
Continuer à vivre dans le souvenir de Dieu.
Ce qui est agréable, preyas, est bon en apparence ; ce qui est réellement bon, shreyas, est en apparence difficile et désagréable.
Il est nécessaire de rendre ce qui est réellement bon agréable aussi.
Q : Si quelqu'un se tourne vers la religion dans ses vieux jours, est-ce qu’il sera capable de maintenir un calme de l'esprit à l'heure de la mort ?
Mâ : Il y a des attirances et influences innombrables qui déterminent le style de vie d'une personne, on ne peut donc rien dire en ce qui concerne sa dernière heure.
Ce corps dit : tout est possible, il n'est donc pas bon de restreindre sa vision.
Q : Quel est le chemin le plus facile pour aller à Dieu ?
Mâ : Les larmes !
Q : Et si les larmes ne viennent pas ?
Mâ : Alors, passez du temps avec ceux qui versent des larmes par amour, par dévotion.
Q : J'ai fait cela pendant des années, sans constater en moi d'amélioration !
Mâ : Votre présence ici, vos question, sont des larmes. Poursuivez avec persévérance votre quête de Dieu.
Ne dites pas que vous n'avez rien retiré de ces années où vous vous joignez à d'autres dévots (satsang).
Sans elles, vous ne seriez pas là maintenant.
Q : Parfois, je suis désespéré parce que je ne semble pas capable de réussir.
Mâ : Vous êtes désespéré quand vous avez des désirs et qu’ils restent insatisfaits.
Mais quand on aspire à Dieu pour Lui-même, comment est-il possible d’être désespéré ?
Question : Certains disent : "Il faut servir les pauvres et les nécessiteux avec dévotion pour obtenir la libération."
Voilà ce que j'ai entendu de mes aînés. Mais, j'ai aussi entendu des mahâtma dire qu'il fallait pratiquer une ascèse (sadhana) pour obtenir la Libération.
De ces deux chemins, quel est le meilleur ? Quel est celui que vous me recommandez ?
Mâ : Quel est celui que vous préférez ?
C'est votre inclination qui devrait déterminer votre choix.
Mais, puisque vous me posez la question, suivez donc les deux méthodes !
Autre interlocuteur : En supposant que quelqu'un ne soit en mesure de suivre aucune de ces deux méthodes, laquelle conseilleriez-vous en troisième lieu ?
Mâ : Puisque la première personne qui m'a posé cette question a parlé de ces deux voies, cela signifie qu'elle peut au moins suivre l'une d'elles.
Ceci dit, à propos de la première voie, rappelez-vous que, jusqu'à ce qu'on ait réalisé le Soi, on est toujours pauvre et nécessiteux...
Question : Il y a tellement de gens en face de vous, des riches, des pauvres, etc.
Pourquoi viennent-ils ici ? Pourquoi ne sont-ils pas heureux de ce qu'ils sont ?
Mâ : Le vrai bonheur n'est pas quelque chose qui s'acquiert, que l'on possède et dont on puisse se satisfaire.
Le bonheur acquis est un bonheur dont on est prisonnier. Vous devez aller au-delà de la prison de ce bonheur.
Question : Combien de temps devons-nous ainsi "voyager" vers cette perfection ?
Mâ : Jusqu'à ce que vous ayez atteint le but, vous devez continuer à avancer. Je vous dis la Vérité. Tant que ce but transcendant n'est pas atteint, vous êtes forcément soumis au bonheur acquis, donc au malheur.