Une offrande de nous-même
« Vivre en Dieu, c’est déposer toutes choses à Ses pieds et Lui en faire l’offrande. »
Cette phrase, à elle seule, peut résumer le cheminement spirituel de Mâ Sûryânanda Lakshmi, celui qu’elle parcourut au sein même de sa famille, et au milieu de ses activités quotidiennes d’épouse et de Mère.
Par cela, Mâ Sûryânanda Lakshmi nous est proche et ses paroles sont un souffle qui inspire l’élan et le courage.
Sa sâdhanâ a pris appui sur deux traditions : la foi chrétienne et la spiritualité hindoue qui devinrent un chant unique en elle, forgeant dans son âme la compréhension, le discernement, la persévérance et la confiance dans ce pas à pas vers Dieu.
Yehudi Menuhin écrira à l’un des enfants de Mâ qui lui avait envoyé l’un de ses livres : « Le livre de votre mère m’a profondément touché.
Cette synthèse de l’Orient et de l’Occident est très importante. Toute l’humanité attend exactement cette nouvelle révélation de l’Eternité que votre mère a vécue. »
Dans ce recueil, Mâ Sûryânanda Lakshmi, nous parle de son cheminement, du sens du travail, de la prière.
Elle se penche sur un passage du Mahâbhârata nous montrant comment les textes sacrés sont vivants en nous : elle pose dans nos coeurs quelques paroles de Mâ Ananda Moyî. Le chemin vers Dieu est essentiellement et toujours un don de soi intégral, et infiniment renouvelé.
Citation
Mâ dit : « Votre présence ici, vos questions même sont des larmes, c’est-à-dire une dévotion persévérante dans la quête de Dieu. Comment pouvez-vous dire que vous n’avez rien tiré de ces années de satsang ? Sans eux, vous ne seriez pas où vous êtes. »
Aucun temps n’est jamais perdu, parce que quand nous oublions Dieu, Dieu, Lui, ne nous oublie pas.
Et on croit parfois pleurer pour soi-même alors qu’en réalité on pleure pour Dieu. On pleure de ne pas être assez près de Lui, on pleure de ne pas assez Le comprendre. C’est quand même une nostalgie, c’est quand même une adoration.
Alors je répète la question, et la réponse qui est très belle : « Quel est le chemin le plus facile qui mène à Dieu ? » Mâ répond : « Des larmes abondantes ».
Et puis j’aimerais rappeler aussi ce qu’elle a dit sur son lit de mort peu avant de s’en aller : « La vérité est de savoir que rien en fait ne s’est passé. »
Elle parlait d’elle mais aussi de tout.
« La vérité est de savoir que rien en fait ne s’est passé, ni naissance, ni mort, seule l’éternité qui s’est manifestée en toutes ces choses. »
Ce sont des paroles en or et dont il faut se souvenir.
C’était vrai pour elle, mais c’est vrai pour nous aussi. Nous sommes l’Eternel, nous sommes l’Infini, nous ne sommes rien d’autre.
Pourquoi nous attarder à nos déboires, à nos histoires terrestres qui sont insignifiantes en regard de l’univers ?
Dieu est là, il est en nous.
Jésus l’a dit, le Bouddha l’a dit, Swâmi Vivekânanda l’a dit, Mâ Ananda Moyî l’a dit, Shrî Aurobindo l’a dit, tous l’ont dit : « Dieu est en nous, et tout est vie. »
La mort elle aussi s’accomplit dans l’éternité.
