Mystiques et maîtres spirituels contemporains
En cette fin du XX siècle, où l'on a pu croire au triomphe du matérialisme, les signes d'un puissant renouveau spirituel se font chaque jour plus évidents.
S'il prend parfois la forme d'un intégrisme spectaculaire, il se manifeste surtout par le retour aux grandes traditions religieuses - celles d'Occident aussi bien que celles d'Orient, qui s'enracinent dans nos pays - et par la prise en compte de la dimension spirituelle dans notre vie culturelle et scientifique.
Ce livre nous fait découvrir la vie de près de quatre vingts de ces hommes et femmes d'exception qui, au cours du siècle, se sont engagés sur le chemin de la recherche intérieure et dont l'influence, souvent méconnue, est incontestable.
Ils ont tous en commun un rayonnement humain qui témoigne de la plénitude qui les habite et convainc que l'aventure spirituelle a toujours- et peut être plus que jamais- un sens aujourd'hui.
Bruno Solt est journaliste à Nouvelles clés et écrivain. Ses recherches en anthropologie religieuse l'ont conduit à étudier l'œuvre de nombreux maîtres, penseurs et mystiques contemporains.
Citation
Même si le chemin qu’elle propose fut celui de la Bhakti Yoga (yoga de la dévotion) et qu’elle défendait fermement la tradition religieuse hindoue, elle ne se rattacha à aucune doctrine tout en recommandant l'une ou l'autre selon les besoins qu'elle percevait chez son interlocuteur.
Bien souvent, elle expliqua que les enseignements de tous les maîtres authentiques, puisés à des sources véritables, sont exacts et valables pour ceux à qui ils sont destinés.
Le fait qu’ils puissent paraître contradictoires ne retire à aucun d'eux la valeur qui leur est propre entant que l'un des chemins spirituels à parcourir.
Toute sa vie fut dévouée aux autres, afin d'offrir un message d’amour à chacun, aussi bien à un chercheur de vérité qu'à un paysan illettré ou à celui qui a commis crimes ou délits.
La simplicité de son enseignement se résume en ces quelques mots, sans allusion à une doctrine ésotérique secrète mais avec l'urgence d'un appel : « Être en confiance en Dieu, s’abandonner, se reposer en lui. Accepter tout ce qui arrive comme venant de lui. Il s’agit de considérer ce que l'on fait comme un service. Alors seulement à ce prix, sera-t-il peut-être permis de s'éveiller à une dimension plus vaste, un vécu réel s'ouvrant sur l'infini.»
Ma Ananda Moyi est morte à Hardwar en août 1982.
