Vijayânanda, un chemin de joie
Jacques Vigne

Vijayânanda, un chemin de joie

Même si les visiteurs ne peuvent sonder la sagesse de l’ancien ermite en quelques entrevues, ils reçoivent néanmoins le don de son amour, ils le sentent et lui en sont reconnaissants.
Les questions et réponses qui suivent sont tirées de ces entretiens informels, individuels ou en petit groupe, qui se sont déroulés au fil des ans.
La plupart des réponses ont été notées après les entretiens par Jacques Vigne qui va à Kankhal depuis dix-huit ans et y a résidé régulièrement entre fin 89 et 98.
Elles ont été relues par Vijâyananda pour parer à d’éventuelles erreurs de mémoire. Les réponses sont spontanées et adaptées à celui qui pose la question. Néanmoins, beaucoup d’entre elles ont une portée générale qui leur permet d’être reprises dans cet ouvrage.
D’autres réponses ont été rédigées par Vijâyananda, lui-même, et sont parues dans ‘ Jay Ma ’, un journal trimestriel en français consacré à l’enseignement de Ma Anandamayi et publié alors à partir de Kankhal.

Ashrams - Vijayânanda - Comment elle se révèle - Mother of the world

Citation

dit qu’elle est venue parmi nous parce qu’il y avait un appel qui l’avait attirée sur notre plan.
Nous supposons qu’un groupe de personnes spirituellement développées et ayant une intense dévotion pour l’aspect féminin du Divin avaient lancé cet appel ; mais en fait, d’où venait-elle ?
Ces choses bien entendu ne peuvent pas se concevoir par le mental. Cependant, schématiquement, nous pouvons dire qu’il existe une masse omniprésente de Conscience-Bonheur qui n’a pas de forme ni de lieu mais qui est le support et la base de tout ce qui existe.
Les savants modernes s’en rapprochent quand ils parlent du ‘champ unifié’ qui est à la base de tous les atomes, molécules, etc…

Ainsi donc, ce qui nous est apparu sous la forme physique de Mâ était en quelque sorte une cristallisation de cet Omniprésent, cristallisation nous permettant d’entrer plus facilement en contact avec le Suprême.
La forme physique a été retirée de notre champ visuel, mais le Suprême dont elle était la cristallisation est toujours le même. Il (ou Elle) répondra toujours à notre appel si nous le faisons avec une dévotion suffisamment intense.
Bien sûr, la plupart des gens ne peuvent pas rentrer directement en contact avec le Sans-Forme et ont besoin d’un support visuel.
Pour ceux qui ont été touchés par la splendeur de cette apparition divine qu’était
Mâ Anandamayî (même s’ils ne l’ont pas rencontrée personnellement) une photo, la lecture d’un livre ou une méditation devant son samâdhi (tombeau) peuvent produire l’intensité nécessaire pour que l’appel soit efficace.